Comédie, espionnage, histoire d’amour, apprentissage du chant... Le Plaisir De Chanter imbrique intrigues et genres, oscille entre légèreté et gravité... C’est votre façon de voir la vie ?
Il me semble que la vie - en tout cas la mienne - est comme ça ! Elle surprend avec ses aspects comiques et dramatiques, elle va dans tous les sens, avec sa propre logique, avec cette impression permanente que nous ne pouvons pas ou ne pouvons plus suivre. Mon cinéma consiste à me rapprocher au maximum de cette perception. J’aime mélanger les genres constamment, ne pas être coincé dans une seule et même façon de m’exprimer. Au sein de cette liberté revendiquée, la difficulté est de trouver le ciment qui liera ces extrêmes sans qu’ils apparaissent gratuits ou complaisants. Dans le cas du
Le Plaisir De Chanter, je pense que ce ciment est constitué par l’ancrage dans la réalité d’un cours de chant et par l’intrigue. Mes personnages ont tous un but commun, aussi absurde soit-il. Et même si les résultats de leur quête ne sont pas très concluants, ils sont tous de bonne volonté et ils veulent comprendre! Ils ne sont pas tordus, ni malins, c’est plutôt la vie qui est maligne avec eux. Ou le scénario. Ils ne sont pas dans la dissimulation, ils disent les choses directement, comme ils le pensent, c’est surprenant pour des espions.