Le prisonnier du caucase

Le prisonnier du caucase
Un film de Sergueï Bodrov, avec Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov et Soussanna Mekhralieva.
Genre : Drame - Duree : 1H35 mn
Distributeur : Les Films du paradoxe
Sortie en salles le 17 Juillet 2002

Résumé du film Le prisonnier du caucase

Un film de Sergueï Bodrov, avec Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov et Soussanna Mekhralieva.


SYNOPSIS :

Vania et Sacha, son supérieur, sont deux soldats russes. Alors que leur troupe, qui sévit dans une région lointaine du Caucase, est attaquée par des rebelles locaux, ils sont les deux seuls survivants. Il sont alors fait prisonniers par Abdoul-Mourat, qui espère bien les échanger contre son fils, détenu dans une prison russe…


L’AVIS DE LA REDACTION :

Vous avez au moins deux bonnes raisons d’aller voir ce film russe de Sergueï Bodrov. La première, c’est qu’il a mis six ans, depuis sa présentation à Cannes (à la Quinzaine des Réalisateurs), pour être enfin distribué en France, l’occasion ou jamais de ne pas manquer sa sortie… La seconde, c’est qu’il est EXCELLENT ! A l’instar de NO MAN’S LAND, le chef-d’œuvre de Danis Tanovic, qu’il n’est pas loin d’égaler en qualité scénaristique, LE PRISONNIER DU CAUCASE n’est pas un film de guerre, mais un film sur les "à-côtés" de la guerre.

Nous sommes aux confins du Caucase, immense région désertique et montagneuse où les quelques "âmes qui vivent" sont animées d’une haine farouche contre "l’ennemi" russe. Au cours d’un bref face à face meurtrier, deux soldats de l’armée soviétique sont kidnappés, et retenus en otage dans une grotte caverneuse, pour servir de "monnaie d’échange". Le deal prévoit de les restituer sains et saufs aux autorités russes, à condition qu’elles libèrent un " enfant du pays " retenu prisonnier…
Le film met alors l’accent sur l’aspect relationnel : les rapports, d’abord tendus, puis fraternels, qui se nouent entre les deux détenus, si radicalement différents, et pourtant embarqués dans la même galère (l’ancien, rôdé à toutes les épreuves, et le jeune recru qui fait ses classes…) ; mais aussi les rapports ambigus qu’ils entretiennent avec les habitants du village, où l’on perçoit comme une faille, quelque chose qui ne tourne pas rond : ces hommes auraient pu être des alliés, peut-être des amis, en d’autres circonstances, mais là, en l’occurrence, le devoir leur commande de se détester...

Sergueï Bodrov parvient à exprimer avec beaucoup de brio toute l’absurdité de la situation. Guerre impossible, paix improbable… Par de longs plans attentistes, toujours très expressifs, il rend compte, avec un réalisme stupéfiant, de la psychologie des protagonistes, leurs motivations, leurs espoirs, leurs doutes et leurs craintes. Finalement, le rôle clef revient à une adolescente qui, malgré elle, se prend d’une sympathie vaine pour l’un des prisonniers. C’est elle (l’élément féminin et le plus jeune du film) qui, au final, fera pencher la balance du côté le plus humain (ou le moins inhumain).
Ce pourrait être la Bosnie, la Tchétchénie, la Palestine, l’Afghanistan, ou n’importe quel endroit du monde. Partout, la guerre est la même, tellement reconnaissable. Elle n’a pas de nom, pas de visage, pas de nationalité, mais elle ravage tout sur son passage. Pour cette brillante adaptation d’une réflexion de Tolstoï, Sergueï Bodrov a choisi de dire l’essentiel en montrant l’anecdotique. C’est du cinéma vrai, sans ménagement. Un regard lucide et percutant. Décidément, que des bonnes raisons d’aller voir ce film !

Laurence Berger


L’AVIS DE LA PRESSE :

Les Cahiers du cinéma :
"Au sein de cette dialectique un peu figée, Bodrov fait rejaillir de la vie grâce à une photographie brute, charnelle, quelques plans de montagnes à la fois sobre et majestueux, des dialogues rares mais toujours très justes, construisant par bribes la relation entre le jeune soldat un peu naïf et le chef roublard (Oleg Menchikov, à l’humour magnifique)."
Vincent Malusa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°570, page 87).

Les Inrocks :
"On éprouve un plaisir tout simple à voir ces deux Russes confrontés à un univers quasi médiéval, aussi rude qu’authentique, dont ils ignorent la langue et les coutumes. La qualité et le charme du film doivent beaucoup à cette authenticité naturelle (…)."
Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°347, page 50)

Télérama :
" Cette petite comédie mollassonne, tournée avec les acteurs d'Est-Ouest, de Régis Wargnier, met vraiment en colère. (…) Ensuite, le scénario ne tire rien de ses personnages, pourtant dignes de Laurel et Hardy ou de Vladimir et Estragon.
Marine Landrot (article entier disponible sur le site de Télérama)

Les avis sur le film Le prisonnier du caucase

 
 
     

    Critiques

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    Avis des Spectateurs

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    Casting : Le prisonnier du caucase

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
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