Le Roman de ma femme est votre quatrième long-métrage mais le premier tourné en dehors de votre pays d’origine le Tadjikistan. Pourquoi avoir choisi la France ?
Le Tadjikistan a connu il y a quelques années une guerre civile dont les traces se font encore sentir. Le pays souffre de pénuries d’électricité l’hiver, les routes sont défoncées et il y a peu de travail sur place. Dans ce contexte, l’industrie du cinéma qui a existé a logiquement disparu et il n’y a plus d’acteurs professionnels. J’ai tourné trois films au Tadjikistan. Cela a été très difficile, presque comme si nous étions au front. Et puis j’ai décidé de faire une pause.