Résumé du film Le SauvageNelly est une femme à ennuis. À la veille de son mariage avec un bellâtre de la colonie italienne de Caracas, elle change d’avis et prend la fuite. Poursuivie par cet amoureux tenace, elle fait irruption dans la vie de Martin, un baroudeur solitaire et bourru qui occupe la chambre voisine dans l’hôtel où elle s’est réfugiée. Ce dernier, forcé de venir en aide à cette furie, doit semer le prétendant déçu, puis un ancien amant à qui Nelly vient de voler un tableau ! Ayant réussi à mettre la jeune femme dans un avion, Martin se retire sur une île déserte des Caraïbes où il mène depuis longtemps une vie tranquille. À son arrivée, il a la surprise d’être accueilli par Nelly. Galerie Photos : Le SauvageLes avis sur le film Le Sauvage
Caractéristiques du DVDCollection Studio Magazine
Image : DVD 9 - 16/9 Format 1.66
Son :Mono Français
Sous-titres : Français, Anglais
Bonus :
Entretien avec Jean-paul Rappeneau
La bande-annonce
Les filmographies de l'équipe Le Sauvage de Jean-Paul Rappeneau ou la possibilité d'une îleJe me souvenais du Sauvage et de l’incroyable beauté de Catherine Deneuve, de sa blondeur sauvage. De sa splendeur. Je me souvenais du rythme endiablé du film, conçu sur le ton d’une comédie américaine avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy : l’histoire d’un homme sage et séduisant, retiré du monde, assailli par une furie, une sorte de garçon manqué qui lui tourne autour comme une guêpe, jusqu’à ce qu’il succombe à l’amour.
La restaurationLe Sauvage a été tourné en 1975. À cette époque est arrivée sur le marché, pour la fabrication de l’internégatif, une pellicule nommée inversible.
Cette pellicule est devenue rapidement instable avec comme principal défaut des déperditions colorimétriques. Le négatif original a donc très vite été utilisé comme principal élément de tirage et a subi de fortes dégradations. Entretien avec Jean-Paul RappenaudComment est né le projet du Sauvage ?
Mon premier film, La Vie De Château, se passait en 1944 en Normandie avant le débarquement. Le deuxième, Les Mariés De L’an Deux, en 1793 pendant les guerres de Vendée. N’allais- je donc faire que des films historiques ? Après Les Mariés, je cherchais un sujet contemporain. Lors d’un voyage au Brésil pour y présenter le film, j’ai découvert avec ébahissement São Paulo, mégalopole violente, surpeuplée, striée d’autoroutes urbaines. Quand on quitte la ville et qu’on descend vers la côte on arrive à Santos, le port. Là, on voit une île à quelques centaines de mètres du rivage. J’ai demandé à y aller et je me suis retrouvé dans une jungle luxuriante, un paradis terrestre comme sorti d’un tableau du douanier Rousseau. C’était en fait un parc botanique, mais ce jour – là j’ai pensé pour la première fois à une histoire où un homme solitaire vivrait dans une île comme celle-là (mais beaucoup plus lointaine) et devrait parfois venir sur le continent et monter en ville. J’imaginais le contraste qu’il y aurait entre la brutalité de São Paulo et l’atmosphère paradisiaque d’une île comme celle où je me trouvais. En rentrant à Paris, j’ai commencé à parler de cette idée avec ma sœur Elisabeth qui était jusque-là la scripte de mes films. Très vite nous est apparue la nécessité d’un personnage féminin que le héros rencontrerait en ville et emmènerait dans son île. Mais pour y faire quoi ? Je ne voulais pas d’un film qui serait une sorte de Paul et Virginie ! Nous avons hésité, cherché, jusqu’au jour où s’est imposé l’idée que le héros n’aurait aucune envie d’emmener la fille avec lui. Il la laisserait en ville, repartirait seul sur son bateau mais, quand il arriverait dans l’île, il découvrirait que la fille y est déjà ! Déposée là par un hydravion, elle lui impose sa présence, il veut la ramener sur le continent, elle résiste farouchement... et coule le bateau. Dès lors commencerait entre eux « une guerre sous les palmes ».
Les carnets du SauvageJean-paul Rappeneau vient de déposer dans les collections de la Cinémathèque ses carnets de travail du Sauvage. Il commente ainsi à travers ces quelques lignes sa méthode de travail.
Quand le découpage technique est terminé, je rédige pour moi ces carnets, ou plutôt je les dessine. Ce sont des croquis grossiers de cadrages, ou un rappel de ce que seront les déplacements de la caméra et les places des acteurs. C’est une sorte de story-board personnel, un pense-bête que je suis le seul à consulter quand il m’arrive d’oublier sur le tournage ce à quoi nous avions pensé avec ma scripte, des mois auparavant, pendant l’écriture du découpage.
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