Retraçant les jeunes années de Sherlock Holmes et de son acolyte John Watson, Le Secret de la pyramide mêle humour et aventures dans l’univers du plus célèbre détective anglais. Écrite par
Chris Columbus, révélé à l’époque comme scénariste de Gremlins, cette superproduction signée
Steven Spielberg est un bric-à-brac de magie, de fantasmagorie et de poursuites en tous genres, dans la lignée des Goonies, de Retour vers le futur et autres Indiana Jones (le titre fait d’ailleurs écho au fameux « temple maudit »). Sur un rythme trépidant, l’intrigue emboîte les âges et les lieux : dans le Londres victorien nappé de neige se cache une étrange pyramide construite par une secte égyptienne malfaisante. Hommage libre et amusé aux personnages de Sir Arthur Conan Doyle, Le Secret de la pyramide est un formidable spectacle pour le jeune public, imprégné d’un charme et d’une atmosphère typiquement britanniques qui servirent de modèle à la série des Harry Potter.
Hallucinations mortelles
Particulièrement réussies, les séquences d’hallucinations donnent lieu à des effets spéciaux époustouflants conçus par Industrial Light & Magic (Star Wars), entre cauchemar et délire loufoque. Ainsi, en ouverture du film, un poulet rôti revient à la vie pour agresser celui qui s’apprêtait à le dévorer ; plus loin, un chevalier menaçant sort du vitrail d’une église lors d’une somptueuse scène d’action, orchestrée par John Lasseter (Toy Story)