LE SERPENT BLANC est une bouffée d’air frais, un petit bijou de l’histoire de l’animation japonaise et un conte de fée fantastique aux délicates consonances orientales…
Le réalisateur
Taiji Yabushita nous raconte avec élégance une ancienne légende chinoise et nous emmène pour cela dans d’étonnantes contrées pleines de magie et de mystères… Mais, LE SERPENT BLANC est avant tout une très belle histoire d’amour entre un enfant, Syusyen, devenu un jeune homme fort et Painyan, un serpent blanc qui s’est transformé en une enchanteresse princesse.
On remarque d’emblée le travail de restauration du film qui redonne à l’animation toute sa splendeur et sa profondeur. Les couleurs sont sublimes et transcrivent avec justesse l’ambiance féerique et onirique du long-métrage. Pour comprendre un tel animé, il faut évidemment se replonger dans l’histoire de sa création. C’est en 1956 que LE SERPENT BLANC est projeté pour la première fois en public et le film se pose, dès lors, comme le fondateur du mouvement d’animation nippon, qui depuis, n’a cessé de prendre de l’ampleur. Premier long-métrage en couleurs, son style épuré et son minimalisme confirment l’authenticité et la valeur unique du SERPENT BLANC.
À noter, l’importance des petits personnages animaliers, comme celui du Panda, qui vont être ensuite repris de façon récurrente par le cinéma d’animation japonais.
Pour tous ceux qui croient encore aux animaux qui parlent, aux gentils fantômes et aux pouvoirs magiques, la fable du SERPENT BLANC est pour vous…
Sohini Gogel