Le point de départ du film
LE SILENCE est lié à mes origines corses, à ce que j’ai ressenti et vécu à Asco, dans le village de Haute – Corse où est née ma mère. Après DE L’HISTOIRE ANCIENNE, j’ai commencé à y travailler mais j’hésitais entre deux sujets qui sont restés longtemps en concurrence et qui tous deux abordaient la loi du silence. Je n’avais cependant pas l’intention d’écrire un film uniquement social, voire politique-policier, sur ce thème. A ce titre, la séquence du commissariat est particulièrement emblématique : tout en accomplissant son devoir de citoyen, le personnage de Matthieu Demy s’interroge sur les raisons psychologiques profondes de son propre silence.