Après nous avoir bouleversés sur grand écran fin 2005, le sublime film de
François Ozon Le temps qui reste débarque dans nos salons.
Le transfert sur dvd est incroyablement bon tant il retranscrit à merveille l’atmosphère propre à ce drame. Les prestations techniques ne souffrent nullement de la compression numérique. Ainsi, l’image ne saute pas et n’est pas poussiéreuse. Quant au son orchestré parfaitement par
Brigitte Taillandier, il garde ici toute sa beauté. Le 5.1 très précis magnifie les rares musiques présentes dans le film, issues du répertoire classique.
La galette sort réellement du lot de toutes les autres sorties par son indéniable qualité des suppléments. Elle propose le commentaire audio de
François Ozon et
Melvil Poupaud – terriblement époustouflant et émouvant dans le rôle de Romain -, quelques scènes coupées ainsi qu’une galerie de photos. Le must reste le making-of – presque aussi long que le film – complet et surtout très intéressant. On avait fini par s’accommoder des bonus mièvres et guère utiles… Avec
Le temps qui reste, la tendance s’inverse.
Cet addendum – dans la lignée de ceux présents dans les dvd de
5x2 ou encore de
8 Femmes - revient intelligemment sur de nombreux passages du film. Nous pénétrons au cœur du travail de ce grand réalisateur en le voyant diriger ses acteurs. L’équipe s’exprime tour à tour sur l’histoire, les personnages très complexes etc… Le making-of s’attarde notamment sur la première scène du film lors de la séance photos, sur le dîner en famille, Sasha le compagnon de Romain, le moment où
Melvil Poupaud doit se couper les cheveux et donc la pression pour lui de ne pas rater cette scène – une seule prise étant possible ! – etc… pour finir sur la séquence qui clôture magistralement ce drame. Lors de ces dernières prises de vue, nous pouvons ressentir l’émotion palpable de l’équipe. Le jeu des acteurs est mis en exergue et le making-of nous montre vraiment la volonté de réalisme souhaitée par le metteur en scène.
Un unique conseil : foncez dans les grands magasins acheter ce bijou dans un écrin d’or !
Fanny Cairon