Présenté en Compétition (Ouverture) lors du 62ème Festival International Du Film De Berlin 2012 Prix Louis-Delluc 2012 Lauréat de Trois César : Meilleure Photographie, Meilleurs Costumes et Meilleurs Décors
Résumé du film Les Adieux à la Reine
En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
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Galerie Photos : Les Adieux à la Reine
Les avis sur le film Les Adieux à la Reine
Critiques : Les Adieux à la Reine
Elle
" Ce film, adapté du livre de Chantal Thomas, est un pur ravissement pour le regard et l'esprit. "
Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3455, page 42)
L'Express
" Le film est passionnant parce qu'il saisit le mouvement de l'Histoire en lui collant aux chausses sans faire de lyrisme pompeux. "
Éric Libiot (article entier disponible dans L'Express n°3168, page 130)
Studio Ciné Live
" Une merveille de tension et de sensualité. "
T.B. (article entier disponible dans Studio Ciné Live n°36, page 34)
Positif
" Voici une oeuvre qui allie densité à la finesse. "
Jean-Loup Bourget (article entier disponible dans Positif n°613, page 7)
Le Point
" Moins glamour et new wave que Sofia Coppola - son Marie-antoinette en 2006 -, mais plus ample et plus suptil. Une vraie réussite. "
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°2061, page 108)
“Benoit Jacquot, Gilles Taurand et moi-même partageons la même passion pour ce récit qui raconte en trois journées, l’effondrement d’un monde, avec toutes ses certitudes, ses valeurs, ses comportements et ses modes de pensée. L’histoire n’est-elle pas régulièrement bouleversée par ces événements qui détruisent son équilibre ? On peut imaginer que la prise de la Bastille a frappé les esprits de l’époque aussi soudainement et violemment que le 11 septembre à New York a perturbé l’équilibre du monde.
“Au matin du 15 juillet 1789, quand la nouvelle de la prise de la Bastille se répand comme une traînée de poudre, un vent de panique se met à souffler sur Versailles. Lectrice adjointe de la Reine Marie-Antoinette, Sidonie Laborde est le témoin privilégié de ce naufrage. Le beau roman de Chantal Thomas se prêtait parfaitement à une adaptation. Petit tour de magie, Sidonie n’est plus la femme de soixante-cinq ans, émigrée à Vienne, qui se penche douloureusement sur son passé. Elle devient dans le scénario une jeune fille. Mais à la différence de ses petites camarades de chambrée, espiègles et délurées, Sidonie n’a qu’un désir : plaire à la Reine. Et ce désir monomaniaque qui la rend sourde à toutes les tentations de l’extérieur en fait un personnage passionnant qui traverse le temps. Sidonie est une groupie amoureuse qui ne vit que par procuration. Un amoureux, disait Roland Barthes, « c’est quelqu’un qui attend ». Et Sidonie attend que la Reine lui fasse signe. Il y a forcément une charge érotique dans ces moments d’intimité où elle se retrouve enfin seule avec son adorée. Ainsi, j’ai imaginé dans une scène du début que les bras de Sidonie étaient dévorés par les moustiques qui pullulent à Versailles. La Reine s’en émeut et demande à sa première femme de chambre qu’on apporte de l’huile de bois de rose. Et sous l’œil médusé et réprobateur de Madame Campan, c’est elle-même qui applique l’onguent miraculeux sur le bras de Sidonie. Moment d’extase pour la lectrice. Sauf que l’instant d’après la Reine est déjà ailleurs. Sa Majesté rêve d’un dahlia brodé et Sidonie a disparu de son champ de vision. Comment peut-on supporter une telle inconstance ? Un amour ordinaire n’y suffit pas. Il y a quelque chose de l’ordre de la sainteté chez Sidonie. Et comme chacun sait, le destin des saints est de devenir des martyrs.“
Quand et comment avez-vous découvert le livre de Chantal Thomas ?
En 2002, à l’occasion d’un débat autour d’Adolphe, Antoine de Baecque, qui dirigeait alors les pages Culture de Libération nous avait réunis, Isabelle Adjani, Chantal Thomas et moi, pour parler des problèmes posés par l’adaptation littéraire, et nous avait offert, en préalable à la rencontre, Les Adieux à la Reine, le livre de Chantal, qui venait d’obtenir le prix Femina. En le lisant, j’avais immédiatement éprouvé le désir d’en faire un film.
Quelle a été votre réaction en voyant le film de Benoit Jacquot ?
Je ne me suis pas souvenue du livre. Je l’ai regardé comme si ça m’advenait. L’histoire se déroulait dans un registre neuf et inconnu mais avait évidemment des échos extraordinairement familiers. C’était les deux : mon livre et son film.