Résumé du film

Un film de , avec , ,


SYNOPSIS :

En 1943, lors de la seconde guerre mondiale, une jeune fille découvre lors d'une promenade sur la plage, le corps d'un soldat français, inanimé.
Anne Frendo, vivant en Tunisie seule avec son père, décide alors de faire un voyage qui l'a mènera jusqu'en Egypte où l'on y prépare une offensive en Tunisie. c'est un comabt contre la participation du jeune soldat qu'elle commence.


L’AVIS DE LA REDACTION :

Est-ce une bonne blague ? Un coup monté, une caméra caché ? Un test des professionnels sur la patience des spectateurs ? Non, malheureusement, rien de tout cela. Nous ne rêvons pas, et la situation est bien réelle. A l’écran, , jeune et talentueuse actrice française, qui avait jusque-là remporté notre adhésion pour ses choix et ses performances, nous stupéfie. Ou plutôt nous glace. Qu’est-elle donc allé faire dans cette galère ? mystère et boule de gomme... Parlant au ralenti, forçant sur ses regards, ses mimiques, jouant sans relâche de ses mines attristées, elle prête à la rigolade tellement l’ensemble est grotesque. "Vous n’avez pas l’air vrai", lui dit d’ailleurs son partenaire à l’écran. C’est exactement le sentiment des spectateurs dans la salle, qui croit pendant les premières minutes à un pastiche, avant de s’apercevoir que c’est bien un film, "pour de vrai".
Celui qui a osé s’appelle . Ce réalisateur, à qui l’on doit également PORT DJEMA, s’est penché dans ce nouvel opus sur le thème de l’évasion par l’imaginaire. Le décor exotique, entre la Tunisie et l’Egypte de l’année 1943, n’atténue cependant pas le vide intérieur des dialogues et des personnages. Au point que le doute s’installe, et fait se demander à chaque instant si l’on n’assiste pas à une caricature ou à une parodie de film, à prendre au deuxième degré. Mais non. Apothéose du film rétro et surtout raté, LES AMANTS DU NIL accumule clichés et fausses notes. Dire que ce film est mauvais serait un euphémisme. C’est une catastrophe.

Sarah Beaufol


LE DVD :

Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Français

Bonus :
- Making of
- Les dessins d'Anne
- Bande-annonce
- Filmogrpahies
- Liens Internet


ENTRETIEN AVEC :

Votre précédent film, Port Djemo, inventait une ville dans la corne de l'Afrique. Vous êtes un cinéaste qui aime l'évasion, comme Anne Frendo, votre héroïne des AMANTS DU NIL ?

"J'aime l'imaginaire. Mais c'est vaste, l'imaginaire ! Port Djema était un film sur l'engagement, l'histoire d'un médecin qui partait à la recherche d'un enfant que son meilleur ami lui avait demandé de retrouver, et qui découvrait que cet enfant n'existait pas, que c'était une invitation au voyage, et à travers le voyage à la réflexion sur lui-même… Cette fois, c'est autre chose, mais c'est toujours un voyage, vers un ailleurs très particulier : un monde inventé par une jeune femme artiste, qui se crée une vie de fantaisie avec des fragments de sa vie réelle, comme la calèche dans laquelle elle quitte sa maison en Tunisie et qu'on retrouve en Egypte. Sa vie fabrique de l'imaginaire, et l'imaginaire fabrique sa vie."

Ce film appartient à ce qu'on appelle un film d'évasion…

"Oui, un cinéma qui essaie de faire rêver. Là aussi, c'est vaste ! Il y a une tradition du film d'aventure dans le cinéma américain, et l'on sent aujourd'hui qu'en France, une volonté de renouer avec un certain cinéma populaire. Et il y a un autre genre de film d'évasion, dont je me sens peut-être encore plus proche : les histoires de personnages qui désirent l'évasion, comme Gene Tierney dans L'Aventure De Madame Muir de Mankiewicz. On rencontre aussi ces personnages dans la littérature française, et particulièrement dans le romantisme. Anne Frendo est d'ailleurs un personnage très français, très D'Artagnan : elle croit en la parole donnée, en l'engagement, comme beaucop de héros populaires français."

Elle s'évade dans un monde qu'elle invente pour y chercher l'amour de ses rêves : elle est tout entière dans l'imaginaire…

"Anne est amante et artiste, elle est donc doublement inventeuse : les délices de l'amour, c'est de se recréer à travers l'autre, d'échapper à ce qu'on était et à cette vie où l'autre n'était pas. Et le plaisir de l'artiste, c'est aussi de recréer le monde. C'est ce qui m'a intéressé dans ce personnage, et aussi qu'elle soit une amoureuse. L'amour est la valeur qu'elle défend avant tout. C'est l'amour chrétien, sous la protection de la Sainte Vierge dont on voit la statue au début du film (elle aime sa famille, son père qu'elle protège et son frère dont elle fleurit le tombeau). C'est ensuite l'amour passion, qui est à la fois empêché et rendu vrai par la mort."

Comment s'est dessiné l'univers du film, entre Tunisie et Egypte en 1943 ?

"On rêve d'une histoire, d'un personnage, et des images surgissent naturellement. J'aime l'Afrique, et je connais bien le Sud tunisien. J'étais très intrigué par ce monde qu'on appelait la France d'outre-mer, avec ces gens qui avaient construit sur des déserts des propriétés illusoires. Anne et son père vivent d'une manière douce la fin d'un monde, c'est une famille dont le temps est passé, une petite aristocratie finissante qui veille surtout sur ses souvenirs, et ses morts. La tante d'Anne est tournée vers le passé, l'archéologie, et elle vit, elle aussi, entourée des morts. La guerre provoque une tension dans leur univers.
A un moment où le monde s'affirme dans sa brutalité, où le destin humain est pris dans l'histoire politique et militaire, les gens réagissent, évidemment, de multiples façons. Ici, ce qui m'a intéressé, c'est la confrontation de l'engagement politique du héros (Samuel), avec le tempérament d'Anne qui privilégie le rêve, l'imaginaire, la création artistique, les jeux avec l'inconscient. C'est la voie qu'elle choisit."



FICHE ARTISTIQUE :

Anne Frendo :
Samuel :
Sophie Frendo :
Charles Frendo :
Pierre Servant : Christophe Odent
Le Colonel :
Koury : Lyèce Boukhitine
Farouk :


FICHE TECHNIQUE :

Réalisateur :
Scénaristes : , François-Olivier Rousseau & Jacques Lebas
1er assistant réalisateur : Marc Baraduc
Adaptation et orchestration musicale : Hubert Bougis
Décors : Thierry Leproust
Directeur de production : Wilhelm Laligant
Montage image : Martine Barraqué
Montage son : Jean Gargogne
Photo : Yorgos Arvanitis
Producteur : Marc Sillam
Production : Paradis Films


L'AVIS DE LA PRESSE

Chronic’art :
"Même pas sympathique dans sa naïveté (on est proche de l’univers d’un Tintin féminisé), Les Amants Du Nil s’embourbe dans un académisme pompier, un esprit de sérieux totalement obscène, une sorte de bouillasse fleur bleue rancie comme un épisode des Misérables sur TF1. Le rythme insipide, la fadeur des décors évoquent un imaginaire d’une pauvreté océanique "
David Vincent (article entier disponible sur le site de Chronic’art)

Studio :
" La séduction d' et le charisme d' ne suffisent pas à éviter le naufrage "
(article entier disponible dans Studio Magasine n°174, page 46)
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 19 Septembre 2002
Sortie en salles le 16 Janvier 2002
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Bande-annonce

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