Comment expliquez-vous l’atmosphère particulière des Amants naufragés ?
Stan est atteint d’une névrose : il est d’une jalousie maladive. En collant vraiment au regard du personnage,
Jean-christophe Delpias, le réalisateur, accentue cette obsession avec une image, une lumière et un son sombres et tordus. Les lieux contribuent également à cette atmosphère étrange : l’appartement de Stan toujours dans la pénombre, le garage un peu sombre, le patron avec son œil voilé et sa minerve, la grande maison où le danger est palpable. Pourtant, le film est très réaliste, très moderne. Seulement la réalité est le fruit de la perception de Stan. D’une certaine manière, l’histoire impose une réalisation qui épouse la psychologie du personnage ; elle met en scène une intrigue mais aussi, et surtout, une névrose.