Résumé du film Les amours imaginairesFrancis ( Xavier Dolan) et Marie ( Monia Chokri) sont deux bons amis. Lors d’un dîner, ils rencontrent Nicolas ( Niels Schneider), un jeune homme de la campagne qui débarque tout juste en ville. De rendez-vous en rendez-vous, troublés par d’innombrables signes - certains patents, d’autres imaginaires - les deux complices sombrent dans l’obsession de leur fantasme, et bientôt, un duel amoureux menace l’amitié qu’ils croyaient infrangible. Le deuxième film de Xavier Dolan, Les Amours Imaginaires, est un essai sur la chute amoureuse. Chapitré selon les étapes fondamentales de l’histoire d’amour typique - celle qui débute à la rencontre et se conclut généralement par le deuil - le film suggère une intrigue a priori simple, mais traitée avec la folie poétique des moments de passion, d’attente, de chagrin, d’humiliation, et enfin, de solitude. 2 vidéos : Les amours imaginairesGalerie Photos : Les amours imaginairesLes avis sur le film Les amours imaginaires
Critiques : Les amours imaginaires -
Le Point

" Son film est une bombe qui explose de partout en éparpillant les moments de grâce visuelle, auditive aussi... "
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°1984, page 113)
-
Metro

" D'une grande beauté formelle, "Les Amours Imaginaires" séduit par sa vigueur et son romantisme échevelé. Dolan a le chic pour capter les petits riens qui font basculer les sentiments et les transformer en instants de pur cinéma. Son esthétique est pop jusque dans les coupes de cheveux, mais sa caméra n'est jamais tape à l'oeil, utilisant le mouvement et les couleurs pour transmettre le trouble qui agite les trois protagonistes. "
Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 29 septembre 2010)
-
Les Cahiers du cinéma

" Avec Les amours imaginaires, le Québécois Xavier Dolan, 21 ans, fait un retour triomphal, un an après J'ai tué ma mère. "
Jean-Philippe Tessé (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°660, page 72).
-
Télérama

" C'est avec un aplomb rafraîchissant qu'il orchestre le ballet chimérique des amoureux de l'amour. "
Mathilde Blottière (article entier disponible dans Télérama n°3168, page 48)
-
Première

" Dolan filme en poète, et il y a dans son cinéma une urgence, un aplomb, une fraîcheur dans la façon de décrire les émois amoureux qui font de ces amours imaginaires, un objet volatil, aussi fragile que précieux. "
J.S (article entier disponible dans Première n°403, page 50.)
Critique Cannoise : Les amours imaginaires -
Les Inrocks

" Avec un dosage parfait de dérision distanciée et de fièvre sentimentale, Dolan réussit avec éclat ses fragments pop d’un discours amoureux. "
J.-M L. (article entier disponible dans Les Inrocks n°755, page XV)
Notes du réalisateurÀ l’origine, je ne devais pas tourner ce film. Je revenais d’un road trip en compagnie de deux amis, Niels et Monia. Le voyage avait été particulièrement riche en péripéties, et de déserts arides en pittoresques obèses, notre huis clos intensif avait fait germer l’idée d’un projet inspiré de notre triumvirat. C’est au cours de cette même odyssée kerouakienne que j’appris l’annulation du film que je devais tourner en octobre (reporté pour cause d’argent et de temps, étonnement). Bien que victorieux de ma survie, je rentrai donc au pays bredouille. La perspective de ne rien faire pendant un an m’horrifiait, et l’automne montréalais étant fécond en tournages de films, j’étais taraudé par d’incessants panneaux annonçant je ne sais plus quels plateaux de cinéma. Persuadé de mon éventuelle mort substantifique, effrayé par le concept de la stagnation créative, je me mis en tête d’écrire quelque chose dans l’urgence. Or, début septembre, je pris le train pour le Festival de Toronto. Devant le défilé irisé du Lac Ontario, je sortis mon ordinateur et écrivis le scénario des Amours Imaginaires. Je le peaufinai pendant le Festival et sur la route du retour. Revenu à Montréal, j’avais entre les mains mon deuxième long-métrage. Ne restait plus qu’à trouver 600 000 $ pour le tourner. Bagatelle ! Marchant dans les traces que mes pas avaient laissées à l’époque de J’ai tué ma mère, je recommençai la ronde du jeune cinéaste famélique, suppliant vainement ladres potentats et faux mécènes de Présentation des personnagesMarie Camille
C’est lors des rares instants où s’affaisse le masque névrosé de Marie Camille que l’on peut la voir telle qu’elle est : une jeune femme esseulée, en partie par sa faute, et cherchant l’amour aussi benoîtement mais sans doute plus agressivement et désespérément que n’importe quelle demoiselle dans la vingtaine. Traversant une période charnière de sa vie, Marie est encore tout empreinte de ce romantisme naïf et virginal que rien n’a déjà trop déçu. Encore illusionnée, et malgré la corruption sans doute entamée de son être, elle croit toujours à l’impossible quête, à cet absolu, et s’y rend en courant, enfilant une robe préhistorique, fumant un paquet et demi par jour et se foutant de tout le monde. Marie, c’est Camille éprise de Perdican, ou Hermione assoiffée de vengeance, sévissant un instant, s’écroulant le suivant. C’est la femme médiévale, contemporaine ou moderne, incarnant l’élégance vétuste d’une autre époque, mais vivant au rythme résolument névrosé du siècle actuel... |
|
|