Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et 2.0 Français.
Sous-titres : Anglais.
Bonus
- Making of (62 mn)
- Pourquoi les diables ? Interview du réalisateur et des comédiens (20 mn)
- Scènes coupées
- Court-métrage L'ENFANCE EGARÉE (25 mn)
- Bande-annnonce
NOTRE AVIS :
A trop vouloir en faire…
Sauvageons, petite racaille ou enfants perdus, les termes ne manquent pas à
Christophe Ruggia pour définir les héros de ces films, une jeunesse propulsée bien trop tôt dans un monde d’adulte. Un film en colère qui donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais, la musique venant souligner l’autisme pesant de la petite fille. Les plans extérieurs sont rendus à merveille par une très bonne qualité d’image. Le film a de quoi réjouir le public.
Tant de bonus pour un film à si petit budget, ça peut étonner. Making of, interview, scènes coupées, court-métrage, bande-annonce, tout y est. Que de surprise, que de bonheur ; car rien n’est laissé à l’abandon. Les scènes sont commentées, les coulisses durent plus d’une heure, l’interview découpée en chapitres quasi une demi-heure. Oui mais voilà, plus on en met, plus on risque de le faire mal.
Bon, il faut concevoir que le
court-métrage est toujours un supplément assez intéressant dans la mesure où il nous permet de faire le lien entre les différentes œuvres du réalisateur, connaître ses thématiques, comprendre son intérêt pour la violence urbaine vue à travers les yeux des enfants. D’autant plus que
Christophe Ruggia nous en parle dans les premières minutes de son interview.
Le
making of peut également apporter un certain nombre d’informations, surtout lorsqu’il dure aussi longtemps. Une heure de préparatifs, de secrets d’alcôves que nous, humbles spectateurs, nous n’aurions jamais pu connaître. Et que finalement nous ne connaîtrons peut-être jamais. Filmé en amateur, il montre tout et n’importe quoi, de l’installation du décor à
Vincent Rottiers se mouchant le nez. Surtout n’importe quoi d’ailleurs. Et, comme par magie, alors que les images deviennent intéressantes, le son s’amenuise lors des prises en direct. L’on voit les personnages parler, on les imagine se donner des conseils, se préparer, commenter leurs actions. On les voit faire leurs scènes, leurs lèvres bouger. Mais pas un son !
Alors sincèrement, deux, trois fois la même scène sans les paroles, à moins d’avoir vu le film une vingtaine de fois et connaître par cœur les dialogues, cela devient vite lassant.
Ne parlons même pas de la scène de fin qui intervient au beau milieu d’une action. Vincent prend son élan, son inspiration, on le voit commencer à courir, appréhendant sa scène, il court… Et Stop.
Du côté des
interviews, on retrouve un contenu instructif sur la genèse du film, clairement délimité par des chapitres sommaires. On apprend de la bouche de
Christophe Ruggia (très peu des enfants eux-mêmes, malheureusement), les préparatifs physiques et psychologiques des acteurs, leurs rencontres, les scènes les plus difficiles et les plus sensuelles. Bref, on apprendrait sans doute pas mal de choses si l’on pouvait faire abstraction des " heu " ponctuant les mots du réalisateur. La preuve en chiffres : 11 dans une phrase tout simple. Quelque peu agaçant tout de même, non ? Presque à en gâcher tout le plaisir d’écouter l’interview.
Les scènes coupées proposent quant à elles huit séquences commentées par
Christophe Ruggia qui explique combien leur élimination au montage fut pour la plupart très difficile. Dommage qu’il n’y ait là encore, pas les paroles pour compléter les images.
D’ailleurs le son semble carrément avoir poser problème lors de l’élaboration de ce DVD. Aucun menu n’a la même tonalité ! Du menu principal au film en passant par les interviews et le court-métrage, un petit détour du côté du volume semble nécessaire. Pas très pratique pour une vision exemplaire.
Il peut sembler un peu idiot de se plaindre d’un trop plein de suppléments. Car les bonus, c’est comme les bonbons, on ne s’en lasse jamais comme on dit. Et bien, là, pourtant, certains auraient sans doute du bénéficier d’un peu plus d’attention… Quitte à en supprimer une partie.
Aurélie Maulard