Un film de
Callie Khouri, avec
Sandra Bullock,
Ellen Burstyn,
Ashley Judd, James Garner,
Ron Eldard
SYNOPSIS :
Sidda Lee Walker est une jeune et brillante dramaturge qui a choisi de faire carrière à New York, loin de sa Louisiane natale et à bonne distance de sa mère Vivi, dont elle ne tolère plus les excès, l’amour étouffant et les spectaculaires sautes d’humeur.
Piégée par une journaliste de Time Magazine, Sidda se laisse aller à critiquer Vivi, provoquant ainsi la fureur de cette dernière. La dispute tourne au drame, menaçant de faire éclater les relations, passablement tendues, des deux femmes ainsi que les projets matrimoniaux, trop longtemps différés, de Sidda.
Les trois amies intimes de Vivi : Teensy, Necie et Caro, prennent alors les choses en main. Au temps de leur jeunesse, ces exubérantes et intrépides créatures formèrent avec Vivi le clan des " petites Ya-Ya ", un quatuor dont la complicité s’est encore renforcée au fil de cinq décennies. Pour aider à renouer le dialogue entre Vivi et sa fille, les trois Ya-Ya… kidnappent Sidda et entreprennent de lui révéler le vrai visage de sa mère, infiniment plus complexe, humain et nuancé qu’elle ne pouvait l’imaginer. Dans les pages fanées de leur album souvenir, " les Divins Secrets des Petites Ya-Ya ", Sidda va découvrir qui fut réellement Vivi, comprendre ce qu’elle lui doit, lui pardonner ses errements… et se réconcilier avec elle-même.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Détrompez-vous, ce n’est pas le cri de guerre d’une tribu d’indiens prêts à scalper l’innocente victime, mais le nom de code que s’attribuent quatre mamies excentriques du fin fond de la Géorgie. Librement adapté du best-seller de Rebecca Wells (LES DIVINS SECRETS DES PETITES YAYA), le premier film de
Callie Khouri dépeint les relations mouvementées d’une mère et de sa fille sur plusieurs décennies. Multipliant les flash-backs, la réalisatrice ne nous épargne aucun cliché quant à la description d’un monde sudiste, un tantinet vieillot et ouvertement kitsch.
Ashley Judd cultive sa ressemblance avec Judy Garland dans LE MAGICIEN D’OZ, et lutte ici contre les principes archaïques inhérents à l’époque et à la région. Certains décors naturels sont tout droit issus d’AUTANT EN EMPORTE LE VENT, et le tout est joliment orchestré par une BO qui aligne les standards jazzys et la musique cajun d’après guerre. Ce parti pris esthétique surprend, surtout lorsque l’on sait que
Callie Khouri a autrefois écrit THELMA ET LOUISE, autrement plus militant et original.
Tout cela pourrait irriter bien des spectateurs, (en plus de l’ambiance guimauve ménopausée des scènes censées se dérouler de nos jours), s’il n’y avait les performances exceptionnelles de ces quatre mamies "Ya-Ya" :
Ellen Burstyn (impressionnante),
Maggie Smith (hilarante), Fionula Flanagan (craquante) et Shirley Knight.(pétillante). On ne les avait jamais vues aussi belles, déchaînées et bouleversantes. Ensemble, elles éclipsent tous les rôles masculins, et face à elles,
Sandra Bullock et
Ashley Judd ont bien du mal à tenir la vedette. Ces quatre déesses prouvent qu’il y a bel et bien une vie à Hollywood après la soixantaine. Pire, on en vient à se demander si ce n’est pas le plus bel âge qu’une actrice puisse arborer, et même à fantasmer sur les films que feront
Sandra Bullock, Julia Roberts ou Jodie Foster à soixante-dix ans... Ya-ya!!
Sabri AMMAR
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français, Anglais, Arabe, Néerlandais - Anglais pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Scènes inédites
- A la découverte des secrets des petites Ya-Ya
- L’album des Divins Secrets
- Clip Vidéo "Sitting in the Window of my Room" de Alison Krauss
- Bande-annonce originale
- Commentaires de l’équipe, de
Ashley Judd et
Callie Khouri (en VO)
NOTES :
L’adaptation
Bonnie Bruckeimer (productrice) :
"Plus que l’histoire d’une mère et sa fille, LES DIVINS SECRETS est un hommage à ces êtres, si rares et si précieux, qui nous aident à découvrir ce que nous sommes."
C’est au cours de l’été 1997 que Bonnie Bruckheimer découvrit le roman de Rebecca Wells et en tomba amoureuse.
Bonnie Bruckeimer (productrice) :
"Le livre illustre, avec humour et compassion, un désir commun à la plupart des adultes revenir sur leur jeunesse pour mieux la comprendre. Avec e bénéfice de la maturité, nous acceptons l’idée que nos vieux conflits familiaux peuvent être surmontés, que la vie continue au-delà te en dépit de nos anciennes déceptions."
Callie Khouri :
"Le plus délicat fut de respecter l’esprit de chaque époque, en s’assurant que chaque personnage évolue de façon crédible de l’enfance à l’âge adulte."
Hunt Lowry :
"Callie n’a pas reculé devant la difficulté. J’ai su dès notre première rencontre qu’elle était totalement au diapason de cette histoire. Il suffit d’ailleurs de passer cinq minutes avec elle pour comprendre qu’elle est une vraie Ya-ya !"
Le casting
Bonnie Bruckeimer (productrice) :
"Le casting des DIVINS SECRETS fut notre principal casse-tête, car chacune des quatre protagonistes est représentée à trois âges de sa vie. IL fallait donc respecter la continuité physique pour préserver l’unité du personnage."
Callie Khouri veilla à ce que toutes les Ya-ya passent un certain temps ensemble pour s’imprégner de leurs personnalités respectives et les faire passer à l’écran par des maniérismes subtils, soigneusement définis, que l’on retrouverait d’une époque sur l’autre.
Ellen Burstyn :
"C’est la première fois que je partage un rôle avec des autres actrices. Nous nous sommes réunies à trois chez mois, nous avons évoqué les gestes et les rythmes que nous pourrions avoir en commun, de manière à nous aligner les unes sur les autres. Aujourd’hui, lorsque je vois la jeune Vivi sous les traits d’Ashley Judd, il ne fait aucun doute que nous jouons bel et bien le même personnage."
Les personnages
Vivi
Ellen Burstyn :
"Elle a survécu à toutes sortes de choses pénibles et tragiques qui lui ont permis de comprendre un peu mieux la vie.
Je trouve gratifiant que les personnages du livre et du film possèdent un tel mélange d’intelligence, d’humour et de complexité. Ce sont de vraies femmes, comme j’en rencontre quotidiennement, pas des stéréotypes. Callie a transposé le roman sans rien sacrifier de sa richesse."
Vivi jeune
Ashley Judd, qui avait lu leroman dès sa parution s’attacha tout de suite à Vivi.
Ashley Judd :
"Je pouvais aisément me mettre à sa place et m’identifier à elle. C’était l’occasion de jouer un personnage qui se développe de façon crédible et organique tout au long de l’histoire."
Sidda Lee
Sandra Bullock :
"Elle est le moteur de l’histoire, le pivot autour duquel s’organise ce voyage dans le temps. Le souvenir d’un drame familial, qu’elle reproche encore à sa mère, est sur le point de lui faire commettre une grosse bêtise : Sidda refuse la demande en mariage de son compagnon, Connor, de peur de rééditer les erreurs de Vivi. C’est là que les Ya-Ya interviennent, prennent le taureau par les cornes et kidnappent Sidda pour l’obliger à entendre enfin la vérité sur sa mère."
Teensy
Fionnula Flanagan :
"Teensy entretient des liens très particuliers avec Vivi, du fait que cette dernière aurait dû devenir sa belle-sœur. Les deux femmes partagent la douleur de Teensy, Jack, le seul homme qui Vivi ait jamais aimé."
Soixante ans d’histoire(s) à l’écran
L’action des DIVINS SECRETS DES PETITES YA-YA se déroule en alternance sur trois périodes distinctes : la fin des années trente et le début des années quarante, les années soixante et les années quatre-vingt-dix. Un challenge logistique pour le chef décorateur David J. Bomba, qui fut amené à remanier, réaménager et vieillir les décors à trois reprises.
Bomba, qui avait lu le livre un an et demi avant d’être engagé, travailla de mémoire, à partir des images qu’avait fait naître en lui cette lecture, ainsi qu’à partir du scénario et des indications de la réalisatrice.
En matière de couleur, Bomba trouva son inspiration du côté de Degas : " À la fin des années 1800, après un court séjour à la Nouvelle-Orléans, Degas signa certaines toiles dont les couleurs furent mes références. Je suis parti de sa " Répétition ", avec sa dominante or rehaussée d’une simple touche de rouge, et j’ai également sélectionné des coloris très populaires dans les années trente à soixante : le vert, l’or, l’orange vif, que j’ai décliné en fonction des périodes évoquées. "
Le travail du chef costumier Gary Jones s’inscrit dans la même perspective. Prenant appui sur le roman et les intentions exprimées par la réalisatrice et le chef décorateur, il privilégia notamment les mêmes teintes jaunes et or pour Vivi.
Le régisseur d’extérieurs Mike Hewitt dénicha à Faison (Caroline du Nord) une résidence classée au Registre National des Maisons Histoires : la Buckner Hill House, dont la magnifique structure avait tout le caractère de la Pecan Grove Plantation de Vivi.
FICHE ARTISTIQUE :
Sandra Bullock : Siddalee Walker
Ellen Burstyn : Vivi Abbott Walker
Fionnula Flanagan : Teensy
Cherry Jones : Buggy
James Garner : Shep Walker
Ashley Judd : Vivi jeune
Shirley Knight : Necie
Angus MacFadyen : Connor McGill
Maggie Smith : Caro
Allison Bertolino : Siddalee Walker jeune
Alyssa May Gold : Teensie jeune enfant
Mark Jeffrey Miller : Lyle
FICHE TECHNIQUE :
Réalisatrice :
Callie Khouri
Scénariste :
Callie Khouri
Adaptation :
Mark Andrus
D’après les romans "Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood" et "Little Altars Everywhere" de : REBECCA WELLS
Produit par : BONNIE BRUCKHEIMER et HUNT LOWRY
Productrices exécutives :
Bette Midler et
Mary Mclaglen
Producteurs exécutifs : E.K. GAYLORD II et LISA STEWART
Directeur de la photographie : JOHN BAILEY, A.S.C.
Chef décorateur : DAVID J. BOMBA
Chef monteur :
Andrew Marcus
Musique de :
T Bone Burnett
Musique originale de : DAVID MANSFIELD et
T Bone Burnett
Chef costumier : GARY JONES
Casting : AVY KAUFMAN
Directrice de production :
Mary Mclaglen
Premier assistant réalisateur : MATTHEW ROWLAND
Deuxième assistant réalisateur : JENNIFER GIANCOLA
Producteurs associés :
Scott Elias et TOM PROPER
Directeur artistique : JOHN JENSEN