Comment est née l’idée de faire ce film ?
J.-J. Z. : Pour avoir toujours énormément aimé les films mettant en scène des enfants, je rêvais depuis longtemps d’en faire un à mon tour et de le faire du point de vue d’un enfant : raconter ce qui se passe dans les cours de récréation, raconter les drames qui s’y déroulent tous les jours sans que, bien souvent, les adultes en prennent conscience ou les considèrent comme vraiment importants. Alors, bien sûr, j’avais un certain nombre de films en tête au début de l’écriture, des films comme ZÉRO DE CONDUITE, L’ÉCOLEBUISSONNIÈRE, LES DISPARUS DE SAINT AGIL, LES QUATRE CENTS COUPS ou LA GUERRE DES BOUTONS. Mais j’avais surtout en tête de faire un film qui m’appartienne vraiment. Quand j’ai parlé à
Philippe Lasry des films qui m’avaient marqué, c’était pour mieux les évacuer : pour ne plus avoir à y revenir, ne plus y penser ensuite.