(France)
Genre : Drame - Duree : 1H44 mn
Distributeur : Studio Canal - Editeur DVD : Studio Canal Video
Sortie à la Vente en DVD le 09 Mars 2010
Sortie en salles le 04 Novembre 2009
Année de production : 2008
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 20 Mai 2009
Prix exceptionnel du Festival de Cannes 2009
Résumé du film Les Herbes Folles
Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.
6 vidéos : Les Herbes Folles
Critiques : Les Herbes Folles
-
Le Figaro
« (…) Le cinéaste réalise une comédie primesautière, étrange et joyeuse, adaptée d'un roman de Christian Gailly».
Olivier Delcroix et Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Le figaro du 04 novembre 2009) -
20 Minutes
" Les Herbes folles est un film de doux dingues où les personnages semblent parfois échappés d'un cartoon de Tex Avery. "
Stéphane Leblanc (article entier disponible dans 20 Minutes du 4 novembre 2009) -
Le Monde
" Les Herbes folles sont l'un des plus beaux films d'Alain Resnais. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 4 novembre 2009) -
TéléCinéObs
" Ces Herbes Folles ont bien du chien. "
L.C. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2348, page 28) -
Le Nouvel Observateur
" Plaisir pur, plaisir fou, promis à qui accepte de se laisser guider (...) "
Pascal Mérigeau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2348, page 130)
Les avis sur le film Les Herbes Folles
Caractéristiques du DVD
Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et Stéréo Français
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.
Bonus :
- 3 bandes-annonces (5 minutes)
- Portrait de Jacques Saulnier, chef décorateur (7 minutes)
Son : Dolby Digital 5.1 et Stéréo Français
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.
Bonus :
- 3 bandes-annonces (5 minutes)
- Portrait de Jacques Saulnier, chef décorateur (7 minutes)
Test DVD
Complètement barrée, la dernière œuvre d’Alain Resnais l’est certainement.
Métaphore des personnages, la thématique de l’herbe poussant aux endroits les plus incongrus apparaît dès les premiers plans dans un générique on ne peut plus en adéquation avec le titre du film, Les Herbes Folles.
Si ce long-métrage dans sa globalité peut surprendre, la trame de départ, elle, est des plus classiques : Marguerite (Sabine Azéma) se fait voler son sac en sortant d’un magasin de chaussures. Dans un parking, Georges (André Dussolier) retrouve le portefeuille de Marguerite.
Inspiré du roman L'Incident de Christian Gailly, publié aux Editions de Minuit en 1996, Alain Resnais apporte une couleur particulière au récit, une fantaisie juvénile. Une fois n’est pas coutume, le cinéaste fait appel à des procédés expérimentaux, à savoir : une narration alambiquée, des focalisations internes et tout une série d’effets de styles qui rappellent la littérature. Car Alain Resnais est avant tout un cinéaste littéraire adaptant Marguerite Duras, Hiroshima Mon Amour, ou L'Année Dernière à Marienbad avec Alain Robbe-Grillet, exemple.
Il se dégage donc du film d’Alain Resnais, une polyphonie énonciative, une multitude de voix, notamment sensibles dans la scène d’interrogatoire ou dans la voix-off du début. Plus encore qu’une accumulation d’effets de style, Les Herbes folles sont comme des variations sur l’univers des possibles, sur le langage et sur les comportements humains. Tout cela traité avec un certain humour, parfois aux confins du grotesque.
L’atmosphère du film respire le rêve et l’onirisme hallucinatoire, en particulier grâce à une photographie surréaliste. Ne serait-ce donc pas les tribulations psychiques des personnages qui seraient retranscrites à l’écran, et non les faits véritables ? Sous cet aspect, nous ne sommes pas loin du cinéma lynchéen. De cinéma, il est aussi surtout question dans cette œuvre. En effet, le personnage d’André Dussolier se rend à un moment lui-même au cinéma, dans une sorte de mise en abyme du spectateur. Ainsi, l’emphase est mise sur les lettres rouges qui ornent la devanture du bâtiment dans cette scène. L’effet produit est une sorte de contamination du réel par le cinéma. Il faut donc se laisser perdre dans Les Herbes Folles, s’allonger et se détendre dedans pour mieux en apprécier les enjeux.
Une fois ce pacte établi, on se perd avec délectation dans ce labyrinthe des désirs et face à un récit d’intrigue ou les réalités sont aléatoires, le hasard y occupant une place prépondérante. Avec cette œuvre, nous sommes donc bien dans un récit surréaliste, mais pas complètement. Reste à déterminer le genre de ce film-somme. Comment appréhender Les Herbes Folles ? Comme une enquête ? Un vaudeville ? Une farce ? Une comédie de sentiments ? Ou encore la chronique d’un drame annoncé ? A vous de choisir…
Nul besoin de revenir sur le DVD qui offre une image très satisfaisante, fidèle à la texture présente dans les salles. En revanche, on déplorera de microscopiques herbes de bonus, avec des bandes-annonces très originales (A l’image de la bande-annonce d’On Connaît La Chanson et dans la veine farfelue du film), ainsi qu’un reportage sur les décors, non moins intéressant.
Les Herbes Folles de Alain Resnais, DVD disponible le 09 mars 2010.
Métaphore des personnages, la thématique de l’herbe poussant aux endroits les plus incongrus apparaît dès les premiers plans dans un générique on ne peut plus en adéquation avec le titre du film, Les Herbes Folles.
Si ce long-métrage dans sa globalité peut surprendre, la trame de départ, elle, est des plus classiques : Marguerite (Sabine Azéma) se fait voler son sac en sortant d’un magasin de chaussures. Dans un parking, Georges (André Dussolier) retrouve le portefeuille de Marguerite.
Inspiré du roman L'Incident de Christian Gailly, publié aux Editions de Minuit en 1996, Alain Resnais apporte une couleur particulière au récit, une fantaisie juvénile. Une fois n’est pas coutume, le cinéaste fait appel à des procédés expérimentaux, à savoir : une narration alambiquée, des focalisations internes et tout une série d’effets de styles qui rappellent la littérature. Car Alain Resnais est avant tout un cinéaste littéraire adaptant Marguerite Duras, Hiroshima Mon Amour, ou L'Année Dernière à Marienbad avec Alain Robbe-Grillet, exemple.
Il se dégage donc du film d’Alain Resnais, une polyphonie énonciative, une multitude de voix, notamment sensibles dans la scène d’interrogatoire ou dans la voix-off du début. Plus encore qu’une accumulation d’effets de style, Les Herbes folles sont comme des variations sur l’univers des possibles, sur le langage et sur les comportements humains. Tout cela traité avec un certain humour, parfois aux confins du grotesque.
L’atmosphère du film respire le rêve et l’onirisme hallucinatoire, en particulier grâce à une photographie surréaliste. Ne serait-ce donc pas les tribulations psychiques des personnages qui seraient retranscrites à l’écran, et non les faits véritables ? Sous cet aspect, nous ne sommes pas loin du cinéma lynchéen. De cinéma, il est aussi surtout question dans cette œuvre. En effet, le personnage d’André Dussolier se rend à un moment lui-même au cinéma, dans une sorte de mise en abyme du spectateur. Ainsi, l’emphase est mise sur les lettres rouges qui ornent la devanture du bâtiment dans cette scène. L’effet produit est une sorte de contamination du réel par le cinéma. Il faut donc se laisser perdre dans Les Herbes Folles, s’allonger et se détendre dedans pour mieux en apprécier les enjeux.
Une fois ce pacte établi, on se perd avec délectation dans ce labyrinthe des désirs et face à un récit d’intrigue ou les réalités sont aléatoires, le hasard y occupant une place prépondérante. Avec cette œuvre, nous sommes donc bien dans un récit surréaliste, mais pas complètement. Reste à déterminer le genre de ce film-somme. Comment appréhender Les Herbes Folles ? Comme une enquête ? Un vaudeville ? Une farce ? Une comédie de sentiments ? Ou encore la chronique d’un drame annoncé ? A vous de choisir…
Nul besoin de revenir sur le DVD qui offre une image très satisfaisante, fidèle à la texture présente dans les salles. En revanche, on déplorera de microscopiques herbes de bonus, avec des bandes-annonces très originales (A l’image de la bande-annonce d’On Connaît La Chanson et dans la veine farfelue du film), ainsi qu’un reportage sur les décors, non moins intéressant.
Les Herbes Folles de Alain Resnais, DVD disponible le 09 mars 2010.
Charles Bouchet
Entretien avec Alain Resnais, réalisateur des herbes folles

Le producteur Jean-louis Livi m’avait demandé de tourner un film pour lui. Au départ, il était convenu que ce serait l’adaptation d’une pièce de théâtre. J’avais déjà lu une trentaine de pièces quand je suis tombé par hasard sur un roman de Christian Gailly, un écrivain dont la voix charmeuse, ironique et mélancolique m’avait frappé dans une émission d’Alain Veinstein sur France Culture. J’ai été séduit par ce roman au point d’en lire immédiatement un autre et de téléphoner le lendemain à Jean-louis Livi pour lui dire : «Ce son, cette blue note que nous cherchons depuis des semaines, je viens peut-être de la trouver.»
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Notes de Tournage sur les herbes folles

Alain Resnais, réalisateur prolifique avec L'Année Dernière à Marienbad, Hiroshima Mon Amour entre autres, reprend une fois encore sa caméra.
86 ans et toutes ses dents, le réalisateur a encore des choses à dire et enchaîne les tournages a un rythme toujours aussi soutenu. Son dernier film Coeurs était sorti en 2006. Les acteurs français sont d’ailleurs toujours aussi nombreux à le suivre.
Sabine Azéma, André Dussollier, Emmanuelle Devos, Mathieu Almaric seront présents au générique de son nouveau film intitulé : Les herbes folles.
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