D’après le livre "Les Jolies Choses" de Virginie Despentes, Prix de Flore en 1998.
Résumé du film Les Jolies Choses
Marie et Lucie, sœurs jumelles, les deux reines d'une même carte qui auraient oublié de s'aimer. Chacune a choisi son camp, consciencieusement, en fonction de l'autre. Lucie est celle qui brille, la poupée de nuit qui veut sa part de machine à rêves.
Marie est dans l'ombre, Marie se veut un modèle d'intégrité, Marie ne s'est jamais maquillée, Marie n'aime rien ni personne à part Sébastien, car lui l'admire pour ce qu'elle croit être au plus profond d'elle-même.
Lucie a la possibilité d'enregistrer un disque. Comme lui rappelle son ami Nicolas, elle est incapable de chanter, mais Marie a ce don.
Arrive un concert. Marie prend sur scène la place de sa sœur. Quand elle et Nicolas reviennent chez Lucie, elle s'est suicidée. La réaction de Marie est immédiate et épidermique : elle se fait passer pour sa sœur.
Marie va alors s'engouffrer dans la vie de Lucie, partir à la recherche d'une partie qu'elle s'est toujours refusée à explorer et à assumer. Découvrir la face cachée de la vie de sa sœur pour se découvrir elle-même.
Elle se prend alors au jeu, s'enivre d'imposture, de succès et d'illusions. Comment être une femme éprise de vérité dans un monde de mensonges ? Qui croit que les purs sont ceux qu'ils prétendent être ?
Marie veut tout à la fois. La foule et la solitude, la pureté et l'impureté, le sexe et la tendresse. Jusqu'où ira-t-elle ?
1 vidéo : Les Jolies Choses
Galerie Photos : Les Jolies Choses
Les avis sur le film Les Jolies Choses
Critiques : Les Jolies Choses
Studio Magazine
" Le premier film de Gilles Paquet-brenner (qu'il a adapté du roman éponyme de Virginie Despentes, auteur et co-réalisatrice de Baise-moi) ressemble à ses jumelles héroïnes : d'abord facile, un rien tape-à-l'oeil, il s'avère ensuite un peu maladroit, confus, parfois revêche, puis devient attirant, séduisant, grisant, troublant, touchant, pour être finalement terriblement aimable.
Fabre Patrick (article entier disponible dans Studio Magasine n°173, page 24).
Première
"En plus d’avoir construit un scénario complexe sur la quête d’identité, il offre un traitement visuel vigoureusement inventif, à travers des rêves à l’esthétisme pailleté et des ambiances obscures de night-clubs hantés. Et ses acteurs sont tous excellents."
(Article entier disponible dans Première n°296)
Libération
"Involontairement annoncé comme une adaptation du troisième roman de Virginie Despentes, le produit fini ressemble surtout à un remake croisé des inoubliables Bouge et Héroïnes (avec Virginie Ledoyen), c'est-à-dire à une version moraliste de Baise-moi."
Azoury Philippe (article disponible sur le site de Libération)
Les Cahiers du cinéma
"Les jolies choses (...) ressemble à une collection de clichés pseudo-décadents. Mais pourquoi pas ? Les images usées sont faites pour être repris(é)es. "
Higuinen Erwandu (article entier disponible dans Les Cahiers du cinéma n°562 page 89)
Les Jolies Choses est l'adaptation d'un roman de Virginie Despentes : comment avez-vous découvert son univers ? Le premier roman de Virginie que j'ai lu est Les Jolies Choses : j'ai tout de suite eu le sentiment que c'était un truc pour moi. Déjà, d'un point de vue narratif, c'était une bonne histoire avec beaucoup de rebondissements, de la violence, du romantisme et de la vérité. Mais surtout elle écrivait comme j'avais envie de filmer. Une poésie crue et moderne, un langage de la rue paradoxalement très littérale. C'est ce que je recherchais, elle assemblait des mots dont j'avais les images.