Résumé du film Les morsures de l'aubeRoi de Paris, le temps de le dire, Antoine, 29 ans, a subi un revers de fortune qui l'a fait renoncer, sinon aux plaisirs de la nuit parisienne, du moins à se battre dans le jeu social. Quand notre histoire démarre, il vit dans un compromis acceptable : parasite la nuit, dormeur le jour, épaulé par son vieil ami Etienne, que sa gouaille, son ironie, et son élégance fitzgéraldienne continuent à faire sourire.
Un soir, pourtant, Antoine franchit la ligne jaune. Prétendant être l'intime d'un mystérieux Jordan, dont le nom ouvre les portes des festivités les plus prisées de la capitale, il se fait prendre au mot par un homme qui, lui, ne plaisante pas, et, menaces à l'appui, l'engage à le retrouver afin de régler certains comptes.
Commence donc la recherche de Jordan – et de sa sœur vénéneuse, Violaine. Un couple d'oiseaux de nuits dont il est rapidement clair, -puis de plus en plus sombre – qu'à l'instar des grands requins blancs, il vaut mieux les observer de loin.
Antoine était pourtant prévenu… 1 vidéo : Les morsures de l'aubeLes avis sur le film Les morsures de l'aube
Critiques : Les morsures de l'aube -
Première

" Ce film est comme un rire ironique et noir à une vie qui semble toujours meilleure de l’autre côté de la porte (…). Enfin, il y a dans cette BD nocturne une autre bonne nouvelle. Longtemps de Caunes promena avec une élégance goguenarde son côté chanceux des médias puis son fessier de cycliste dans des jeux d’acteur pas toujours convaincants. On l’attendait au tournant. Désormais, c’est prouvé : la mise en scène, art composite fait d’écoute et de mesure, lui va comme un gant. Par cette première réalisation, c’est lui-même que de Caunes vient de réaliser. "
Jean-Jacques Bernard (Article entier disponible dans Première N°289, p.50)
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CinéLive

" Assez loin de l’unidimensionnalité du Loup-garou de Londres, l’auteur brasse les références les plus diverses (Scorsese pour l’ambiance, Blake et Mortimer et James Bond en filigrane), s’autorise des dérapages contrôlés (Melki, étonnant, en éleveur atomisé de pitbulls). Plus qu’à De Caunes auquel le rôle semblait dévolu, Canet fait irrésistiblement songer au jeune Belmondo (…).
Pour son coup d’essai, preuve est faite qu’Antoine De Caunes sait manier une caméra et raconter une histoire. On ne doute pas qu’à l’avenir il soit amené à dévoiler une part plus personelle de son univers débridé."
Julien Vernor (Article entier disponible dans Ciné Live N°44, p.40 ; et sur Loisir.net)
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Télérama

" D'emblée, ça ne mord pas, ça coince : cette façon désinvolte de célébrer la nuit en voix off a un goût de déjà-vu. La suite sera à l'avenant, malgré quelques touches ostentatoires de nouveauté, malgré le cuir et les canines (..).
Pour ce premier film derrière la caméra, libre adaptation d'un roman de Tonino Benacquista, Antoine De Caunes a misé sur les mélanges, les cocktails corsés : la fête, les oiseaux nocturnes, la galerie de personnages excentriques, le polar, l'ambiance gothique, et l'humour pour lier le tout. Cet humour, c'est peut-être ce qui pèche le plus : une verve un peu encombrante qui s'appuie sur les bons mots d'Audiard, euh pardon de Laurent Chalumeau (scénariste), et qui sonne plus comme un aveu d'impuissance à déployer la fiction que comme un atout. "
Jacques Morice (Article entier disponible sur le site de Télérama)
Caractéristiques du DVDEdition classique - Sortie à la vente le 5 décembre 2001
Bonus :
- Bande annonce, teaser
- Filmographies
- Making of (20 mn)
- Photos de tournage
- Storyboard
- Commentaire audio du réalisateur et des acteurs Entretien Philippe Djian/Antoine De CaunesPhilippe Djian : D'après toi, est-ce que le film te ressemble ?
Antoine De Caunes : Je sais qu'il ressemble à l'envie que j'en avais. Je ne sais pas s'il me ressemble. Mais sûrement par certains côtés. Par exemple dans les dialogues, dans la langue. Parce que Laurent Chalumeau les a écrits et tu connais notre complicité dans le travail. Et en dehors du travail. Résultat : je ressens beaucoup d'affinité et de proximité avec le personnage que joue Guillaume Canet, dans son attitude, dans cette espèce de légèreté, de refus de la gravité… |
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