«La Fenêtre panoramique» a été le premier roman de Richard Yates. L’auteur avait 36 ans quand le livre est sorti et a fait instantané- ment de lui le centre de l’intérêt du monde littéraire. Dès sa parution, et sans interruption depuis, d’autres auteurs reconnus ont salué le talent de Yates et la puissance évocatrice de son livre. Tennessee Williams le disait
«Immédiatement, intensément et brillamment vivant. S’il manque à ce livre quelque chose pour devenir un chef-d’œuvre de la fiction américaine moderne, je ne vois pas bien quoi.» Kurt Vonnegut désigna ce livre comme
«le «Gatsby le Magnifique»de notre temps». Et William Styron dit qu’il s’agissait
«d’un roman, ironique, magnifique qui méritait de devenir un classique.» Beaucoup ont comparé Richard Yates à Francis Scott Fitzgerald, dans le sens où il est devenu le chroniqueur de son époque. Yates a fait avec le désir, l’ambition et le chaos conjugal de «l’ère de l’anxiété» ce qu’avait fait Fitzgerald avec
«l’ère du jazz». Au fil du temps, le roman semblait devenir plus pertinent, voire prescient, évoquant l’ère du numérique, l’évolution de la place de la femme dans la société et l’augmentation de son pouvoir dans les foyers américains, et le désir pressant de conformisme de tout un peuple. À ce jour,
«La Fenêtre panoramique» reste une œuvre aussi provocante qu’intemporelle.