Qu’est-ce qui vous a poussée à participer à cette aventure hongkongaise ?
A la lecture, j’ai assez vite compris que ça n’était pas un film didactique ou l’histoire standard d’un genre précalibré. Là, il y a un mystère qui plane, des descriptions contemplatives à la Wong Kar-wai, des non-dits lynchiens, des destins contrariés, du sang, des Chinois, du fantastique et surtout : des belles femmes comme héroïnes principales ! Ah non, ce scénario ne sonnait définitivement pas Français ! Alors, le matin du casting, je me suis habillée rétro à la Mad Men, je me suis fait un beau chignon à la Wong Kar-wai, le trait d’eye liner… J’étais Catherine. J’avais la voix cassée ce jour-là… Je suis restée distante et énigmatique. Rien ne pouvait leur indiquer que j’eus été un jour une « actrice comique ». Sans préjugés, assez simplement, ils m’ont choisie car nous avions la même culture, la même passion pour les personnages charismatiques comme le Samouraï que joue Alain Delon dans le film de Melville, ou Catherine Deneuve, ou les grandes Blondes Hitchcockiennes…