Les petites vacances, premier film, premier rôle
Dans les années 70, je portais entièrement des films, Une belle fille comme moi de Truffaut, La fiancée du piratede Nelly Kaplan, mais à l’époque je n’avais pas du tout les mêmes armes pour aborder un rôle ! Je m’adorais ! Oui, je m’adorais ! Pour jouer Danièle, l'héroïne des Petites Vacances, j'étais un peu plus démunie,
Olivier Peyon m'avait demandé de travailler quasiment sans maquillage. Quand on a été dans la séduction, qu’on a été connue pour ça, c’est compliqué... De ce point de vue, le tournage des Petites Vacances a été vraiment rude. Mais c’est aussi ce qui m’excitait, parce que là, c’est vraiment LE rôle de la soixantaine. C’est aussi l’occasion de pouvoir boucler la boucle, en quelque sorte, avec ce film qui arrive cinquante ans après avoir commencé avec Truffaut en 57 pour Les Mistons. C’est un premier film, comme l’étaient ceux de Truffaut ou de Chabrol. Il y a quelque chose de logique dans ce parcours-là... J’avais une grande confiance en Olivier. Je savais que j’avais en face de moi, plutôt avec moi, un très bon chef d’orchestre, quelqu’un qui tenait son film. D’ailleurs, il me fait penser à Truffaut. Olivier est très rapide comme lui, il a quelque chose d’un petit furet, et surtout, il a cette même manière particulière d’être là, d’être vraiment avec les acteurs.