Une émotion particulière
C’est très étrange car je n’avais jamais ressenti ça sur un film en tant que réalisateur. J’ai déjà tourné deux courts métrages et trois longs, dont Les Petits Mouchoirs, ce qui est « peu » et en même temps suffisant pour que je puisse dire que ce que je vis avec ce film depuis le début, est très particulier pour moi. J’ai traversé une période disons cruciale, c’est une évidence. Après Ne le Dis à Personne, je suis passé par plusieurs caps, déjà du fait de l’âge. A 35 ans, on ne se pose pas les questions qu’on se posait à 20, on a déjà pris quelques coups... J’ai décidé de faire un travail d’analyse. Un travail assez important ; intéressant bien au-delà de ce que j’imaginais puisqu’il a abouti à l’écriture de ce scénario, en moins de cinq mois. C’est en ce sens que ce film est si particulier pour moi. Je ne peux pas faire un film plus personnel que Les Petits Mouchoirs.