Quatrième film de
Jean-pierre Mocky, Les vierges constitue, selon le cinéaste, le pendant féminin de son premier film,
Les Dragueurs. Ici, le réalisateur s'attache à une radiographie de " ces êtres humains presque aussi mal connus que les pygmées ou les Indiens Jivaro : les jeunes filles " explique Mocky. Et plus précisément les vierges, et les raisons qui les poussent dans les bras d'un homme pour lui offrir leur virginité. Pour la première et unique fois de sa carrière,
Jean-pierre Mocky travaille avec des scénaristes femmes - qui mieux qu'une femme peut parler du désir féminin ? Sur les conseils de son ami l'écrivain Jean Anouilh, Mocky organise un concours pour les lectrices de l'hebdomadaire
Ici Paris : " Racontez votre première nuit d'amour - nous choisirons les cinq meilleures réponses ". L'appel est entendu. Mocky reçoit près de 30 000 lettres. Le dépouillage fait entrevoir cinq catégories bien distinctes : la fille impatiente d'avoir un rapport, la fille coincée qui garde un mauvais souvenir de sa première nuit de noces, la fille qui cherche le romantisme et la tendresse, la fille qui vend son pucelage et celle qui s'offre au premier venu afin d'ouvrir la voie à l'élu de son coeur. Cinq catégories. Cinq sketches. Cinq façons tour à tour tendres, cruelles, savoureuses, jubilatoires et authentiques de percer le secret des jeunes filles en fleur. Pour incarner les vierges du titre, Mocky fait appel à des comédiennes inconnues qu'il caste dans les galeries du Lido. Dans les rôles masculins, il impose sa troupe :
Charles Aznavour (
Les Dragueurs),
Jean Poiret (
Le Miraculé) et
Francis Blanche (
La Grande Lessive).