Quel est le cinéma qui vous a marqué ?
À bout de souffle, quand je l’ai vu, je suis allé le revoir trois fois. Parce que ça me paraissait fondamental du point du vue du découpage et du montage. Et, dans un autre ordre d’idée, Le Cuirassé Potemkine, mais un peu pour les mêmes raisons, parce que c’étaient des plans courts, heurtés, l’intensité la plus forte étant à l’endroit de la collure. C’était là que ça se passait, c’était ça que j’avais envie de faire. J’avais l’impression que le cinéma c’était ça. Le cinéma, ce n’était pas ce qui se passe à l’intérieur d’un plan, mais ce qui se passe au moment où deux plans s’entrechoquent et se succèdent, c’était ça qui m’intéressait.