Une réflexion magistrale sur la fragile notion d’héroïsme et l’absurdité de la guerre
Titre original : RED SUN, BLACK SAND (Etats-Unis)
Genre : Drame, Historique - Duree : 2H22 mn
Distributeur : Warner Bros - Editeur DVD : Warner Home Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 29 Août 2007
Sortie à la Location en DVD le 29 Août 2007
Sortie en salles le 21 Février 2007
Année de production : 2006
Deuxième film du diptyque qui traite – de deux points de vue différents - de la sanglante bataille d’Iwo Jima, après Mémoires De Nos Pères.
Oscar 2007 du meilleur montage sonore
Oscar 2007 du meilleur montage sonore
Résumé du film Lettres d'Iwo Jima
En 1945, les armées américaine et japonaise s'affrontèrent sur l'île d'Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu'à leur extraordinaire commandant.
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi-nulles. Il y avait parmis eux un boulanger du nom de Saigo, qui ne rêvait que de voir sa ville nouvelle née; un champion olympique, le Baron Nishi; Shimizu, un jeune ex-policier militaire dont la guerre n'avait pas encore entamé l'idéalisme; et le lieutenant Ito, militaire pur et dur qui aurait préféré le suicide à la réédition.
Leur chef était le général Tadamichi kuribayashi, à qui ses voyages aux Etats-Unis avaient appris que cette guerre était perdue d'avance, mais avaient également enseigné la tactique propre à retarder l'avancée de l'immense armada américaine déployée dans le Pacifique.
Animé d'une volonté implacable, Kuribayashi exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d'héroïques combats. Près de 7000 soldtas américains et plus de 20 000 Japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi-nulles. Il y avait parmis eux un boulanger du nom de Saigo, qui ne rêvait que de voir sa ville nouvelle née; un champion olympique, le Baron Nishi; Shimizu, un jeune ex-policier militaire dont la guerre n'avait pas encore entamé l'idéalisme; et le lieutenant Ito, militaire pur et dur qui aurait préféré le suicide à la réédition.
Leur chef était le général Tadamichi kuribayashi, à qui ses voyages aux Etats-Unis avaient appris que cette guerre était perdue d'avance, mais avaient également enseigné la tactique propre à retarder l'avancée de l'immense armada américaine déployée dans le Pacifique.
Animé d'une volonté implacable, Kuribayashi exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d'héroïques combats. Près de 7000 soldtas américains et plus de 20 000 Japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.
9 vidéos : Lettres d'Iwo Jima
Clint et Kyle Eastwood : le talent de père en fils !

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Notre critique : Lettres d'Iwo Jima
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Comme Au Cinema
Et si… Et si on refaisait Il Faut Sauver Le Soldat Ryan du point de vue de l’armée Allemande ? Et si on replongeait dans l’enfer de Platoon à travers les yeux des combattants Vietnamiens ? Et si on essayait d’oublier les « bons » et les « méchants » pour ne plus voir que des hommes, de simples hommes arrachés, déchirés, entraînés malgré eux dans une machine meurtrière qui les dépasse. Des hommes qui n’ont rien demandé d’autre que de vivre et qui se voient, une baïonnette à la main, condamnés à danser avec la Mort. Et si on allait de l’autre côté de la barrière voir à quoi ressemblent ces « monstres » ?
Et si on confiait cette délicate mission de mémoire à l’un des réalisateurs les plus sages et les plus talentueux du cinéma américain ? Après vous Monsieur Eastwood, vous avez carte blanche pour nous en mettre plein la tête et le cœur. Refaire Mémoires De Nos Pères du côté nippon, refaire la bataille d’Iwo Jima, non pas avec des soldats de plomb et des arbres en carton, mais avec de la chair, du sang et des larmes.
L’idée même du film est déjà un acte artistique (politique ?) qui force le respect et qui mériterait à lui seul que le public se déplace en masse. Le traitement que lui offre en plus Eastwood est un superbe hommage à tous ces soldats disparus quelle qu’ait pu être leur nationalité. Pas d’esbroufe (relativement peu de scènes de combats, mais efficaces en diable), une photo splendidement sobre, cendrée comme s’il était déjà trop tard, une mise en place volontairement lente, presque flottante pour partager l’engluante attente, l’inquiétant calme avant la tempête. Sans compter une direction d’acteurs incroyablement juste compte tenu de la barrière de la langue dans un film intégralement tourné en japonais !
Comme Mémoires…, Lettres… fonctionne par flashbacks. Cependant, si nos soldats US revoyaient les terribles combats endurés, les nippons, eux, se souviennent de leur vie passée et perdue. L’écho à la réalité historique consacrée par les livres n’en est que plus assourdissant. Mémoires… entrevoyait l’avènement d’un nouveau monde, Lettres… trahit le désespoir de voir l’ancien disparaître.
On peut ne pas comprendre la guerre, mais certaines phrases énoncées avec une désarmante humilité (se battre un jour de plus pour que son pays et sa famille vivent libres un jour de plus) résonnent fort, très fort dans la salle obscure.
Comment Clint Eastwood parvient-il à insuffler une telle énergie du désespoir avec autant de simplicité ? C’est peut-être ça la marque des Grands. On le targue souvent de classicisme, la réalité est bien plus simple : Eastwood EST un classique.Eléonore Guerra
Une réflexion magistrale sur la fragile notion d’héroïsme et l’absurdité de la guerre
Critiques : Lettres d'Iwo Jima
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CinéLive
" On a rarement montré l’absurdité de la guerre de façon aussi poignante. "
Arnold (article entier disponible dans Cinélive n°109, page 50) -
Les Cahiers du cinéma
" Lettres d’Iwo Jima est déjà un film exceptionnel au moment où débute sa projection. Il faut prendre la mesure du geste artistique et politique accompli dans la seule décision de réaliser un tel projet. "
Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°620, page 38). -
Crossroads
" Lettres d’Iwo Jima est de toute évidence une grande œuvre anti-connerie en général et anti-guerre au cercle concentrique suivant ; l’ont peu d’ailleurs de fait le considérer comme l’un des meilleurs films sur la seconde guerre mondiale, si ce n’est le meilleur. "
Christophe Goffette (article entier disponible dans Crossroads n°51, page 23) -
Score
" SiMémoires de nos pères était sur la récupération politique de l’héroïsme, Iwo Jima est plus une réflexion sur le patriotisme et la terrifiante idée de mourir pour son pays. "
Romain Cole (article entier disponible dans Score n°28, page 62) -
Les Inrocks
" (…) bouleversant film de guerre – l’un des plus forts depuis longtemps (…)."
Amélie Dubois (article entier disponible dans Les Inrocks n°586, page 44)
Les avis sur le film Lettres d'Iwo Jima
Notes Techniques
| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|---|---|---|---|
| 4/5 | 4/5 | 3/5 | 4/5 | 4/5 |
Test DVD
Double

Techniquement, c’est tout simplement un régal. Le travail effectué sur le transfert de l’image préserve ainsi l’excellente photo cendrée de Tom Stern. Même constat au niveau des pistes audio : c’est bien simple, les scènes de combat nous filent la chair de poule.
Les Bonus sont concentrés sur un second disque. Sobriété, humilité et respect, difficile de leur trouver d’autres qualificatifs. Au détour d’un très beau menu (avec en fond sonore l’émouvant score de Kyle Eastwood), on découvre ainsi diaporama, images de la première mondiale et de la conférence de presse qui s’en suivit (au Japon), bande-annonce, etc. Un document dévoile les coulisses d’un casting intégralement nippon : les recherches autour des personnages historiques, le relatif oubli de ce sanglant épisode de la Seconde Guerre Mondiale, … Mais le plus marquant reste sans conteste le making of (Les Coulisses du Film avec Clint Eastwood) qui relate la genèse du projet, les recherches scénaristiques et logistiques, les difficultés de tournage.
Comme toujours avec Clint : scotchant.
Eléonore Guerra
D'un camp à l'autre

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Le choc de deux nations

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Des échos du passé

Clint Eastwood :
"Les corps de douze mille soldats japonais non identifiés reposent encore à Iwo Jima. Je pense qu'ils méritent un certain respect, au même titre que les soldats américains. Je souffre autant pour les deux camps, dans cette guerre comme dans toute guerre. Quantité d'innocents sont sacrifiés dans ces situations, et ce film se veut un hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour leur pays."
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