Un film de
Bernard Dumont, avec Patrick Dell'Isola, Nohza Khouadra et Pierre Martot.
Synopsis :
Ils sont trois enfants de la cité. Bruno, Jean son ami d'enfance et Djamila. Djamila a épousé Bruno. Jean est devenu policier. Depuis peu, Bruno est conducteur de bus. Pour lui tout bascule lorsqu'il est agressé par une bande de jeunes d'une cité voisine.... Un coup de couteau va le diminuer physiquement et compromettre son avenir.
Malgré l'amitié de Jean et l'amour de Djamila, Bruno s'isole peu à peu. Il traîne de plus en plus souvent dans le café de son adolescence devenu le repaire d'un mouvement d'extrême droite.
Son désir de retrouver son agresseur va devenir une idée fixe, au risque de tout détruire autour de lui.
Notes de production :
"Chacun de nous participe à la grandeur ou à la décadence de l'humanité. Chacun de nous peut être héroïque un jour et lâche le lendemain. Nous vivons la peur au ventre depuis la nuit des temps…
Bruno vit l'expérience de la mort, l'expérience ultime ! La lame de ce couteau qui, par hasard, a pénétré en sa chair, lui donne la "chance" de se révéler à lui-même. Au bout du chemin, l'honneur ou … la honte. Et si Bruno est capable de se respecter assez, de s'aimer assez, il ressortira grandi. Comment peut-on aimer les autres si on ne s'aime pas soi même? Comment peut-on s'aimer si son esprit est hanté par la peur, la mort… la peur de la mort?
Bruno habite en chacun de nous, à nous de ne pas le laisser dormir trop longtemps!".
Patrick Dell'Isola
Jeu d'acteur avec groupes :
"Mon souhait pour ce film afin d'obtenir un effet de réalité maximal était la répétition en groupe pour que chacun se reconnaisse et se définisse les unes par rapport aux autres. On a répété en salle sur des thèmes proches du film sans déflorer les vraies scènes. Cela nous a permis de voir les conducteurs non professionnels se fondre avec des comédiens aguerris. Un groupe, une famille est née.
C'était très important pour la crédibilité du film. Nous avons travaillé en plusieurs groupes : celui des personnages d'extrême droite dans le café, puis la bande e jeunes, la famille de Djamila et bien sûr les conducteurs de bus. Nous avons beaucoup appris notre approche de la famille de Djamila. Le frère et la sœur étaient porteurs de l'histoire de l'Algérie, de l'immigration. La comédienne
Amina Medjoubi nous a fait partager ses propres expériences."