Je vous présente les Hoover… Nous avons un grand-père hallucinant accro à la cocaïne, un père coach obsédé par le désir de ne pas être un loser, un frangin suicidaire fan de Proust, un fils – un ado rebelle – qui a décidé de ne plus parler, et une fille âgée de 7 ans obnubilée par les concours de Miss America. L’évidence est là, nous sommes loin d’une famille américaine type où tout le monde est merveilleux et équilibré !
Après s’être illustrés dans la mise en scène de clips (REM, Red Hot Chili Peppers…), les cinéastes
Jonathan Dayton et
Valerie Faris signent ici – avec un énorme talent - un premier long-métrage original mettant en vedette une tribu farfelue… Tribu de marginaux aux personnalités affirmées servie par une brochette d’acteurs excellente ! Coup de chapeau tout particulièrement à
Paul Dano alias Dwayne, le jeune révolté, et coup de cœur à la toute jeune
Abigail Breslin qui interprète la petite boulotte Olive avec une justesse rare. Il s’agit à coup sûr de deux acteurs qui vont faire parler d’eux !
Cette comédie dramatique brille par une certaine intelligence et les répliques sont drôlissimes. Il y a fort à parier que certaines scènes risquent de devenir cultes dans l’univers cinématographique (le passage avec le flic au bord de la route ou encore le show final d’Olive sont réellement à mettre dans les annales !).
Little Miss Sunshine est un film tragi-comique corrosif, cinglant à souhait. Il fait voler en éclat les clichés Outre Atlantique d’une main de maître et on l’en remercie !
Fanny Cairon