La genèse du projet
C’est dans l’avion, en rentrant du tournage de
No such thing de Hal Hartley, que Sarah Polley a lu la nouvelle d’Alice Munro, «L’Ours traversa la montagne», parue dans le New Yorker. Sarah Polley raconte : «J’ai été incroyablement émue. Je venais d’achever un tournage avec Julie Christie et je voyais sans cesse son visage en imaginant l’héroïne. Ce n’est pas dans mes habitudes de penser à adapter les histoires que j’aime mais celle-là m’a fascinée. J’ai lu la nouvelle et j’ai su ce que pouvait être le film.» À cette époque, Sarah est actrice depuis l’âge de six ans, elle a déjà écrit et réalisé deux courts-métrages (Don’t think twice et The best day of my life). «Pendant deux ans, je n’ai pas réussi à me sortir cette histoire de la tête et j’ai fini par demander au producteur Danny Iron de se renseigner sur les droits.