Résumé du film Ma Part du gâteauFrance ( Karin Viard), ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles. Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien.
Cet homme, Steve ( Gilles Lellouche) est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.
1 vidéo : Ma Part du gâteauGalerie Photos : Ma Part du gâteauLes avis sur le film Ma Part du gâteau
Notre critique : Ma Part du gâteau Pretty Woman au pays du CAC 40-
Comme Au Cinema

À travers ce film, Cédric Klapisch a voulu aborder un problème société, le lien très fort entre le monde du marché et celui de la classe moyenne. Grâce à des scènes bien agencées et à une forte impression visuelle de la brutalité du quotidien, le réalisateur arrive à nous exposer deux milieux sociaux qui renvoient à la réalité pour l’un et à la virtualité pour l’autre. Ma Part Du Gâteau est un film en plein cœur de l’actualité tout en restant, dans le fond, une fiction.
La jonction entre la comédie (certaines scènes entre Viard et Lellouche valent le détour) et la dramatique donne une atmosphère moins oppressante, ce qui nous soulage parfois quand la réalité devient trop dure à affronter. En opposition à cette réalité qui est la nôtre, le film évoque également beaucoup la solidarité, la chaleur humaine et le collectif. Une vision finale qui se veut porteuse d’espoir mais aussi un peu clichée…
Audrey Margalho
Critiques : Ma Part du gâteau -
Le Journal du Dimanche (pour)

" C'est drôle, c'est mordant, c'est politique, c'est déchirant et joyeusement libre. Bravo ! "
Carlos Gomez (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 13/03/2011)
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Figaroscope

" Cédric Klapisch donne une brillante traduction romanesque de la réalité sociale actuelle. Sombre, ironique, percutant. "
Marie-noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 15/03/2011)
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Studio CinéLive (pour)

" L'erreur aurait été de tomber dans la caricature (l'idiote contre le requin). Klapisch l'évite. La morale de l'histoire surprend mais c'est la seule possible si on ne veut tomber ni dans l'angélisme ni dans le défaitisme. "
Sophie Benamon (article entier disponible dans Studio CinéLive n°25)
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Elle

" (…) On aurait tort de bouder son plaisir en taxant de manichéen Ma part du gâteau, le film le plus réussi de Klapisch depuis Le Péril jeune."
Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3402, page 48)
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Le Monde

" C'est aujourd'hui au tour de Cédric Klapisch de verser son écot à la question de la fracture sociale. Il délaisse, pour ce faire, la sociologie chorale devenue sa marque de fabrique et se lance, au risque du manichéisme, dans un récit qui met en scène un couple fortement antagoniste."
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 15/03/11)
Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 5/5 | 5/5 | 4/5 | 4/5 | 4/5 |
Test DVD
Le DVD est assez complet au niveau des explications du film par Cédric Klapisch à travers un entretien de 30 minutes. Grâce au making-of, on sent vraiment une équipe très investie et fière de porter jusqu’au bout leur projet, notemment lorsque l’on découvre le metteur en scène et son équipe maquillés et déguisés afin de se rendre au carnaval de Dunkerque pour en capturer les images. Audrey Margalho Sur le tournage de Ma part du gâteau31 décembre 2009 - Klapisch veut sa part du gâteau
Deux ans après Paris, film choral sur la capitale qui divisa le public, Cédric Klapisch va rempiler pour un nouveau long-métrage : Ma part du gâteau... Et si l'on ne sait pas encore si sa muse Romain Duris sera de la partie, on se réjouit de voir le réalisateur collaborer de nouveau avec Karin Viard. Jamais deux sans trois comme on dit ! Et oui, après s'être perdu de vue un bon moment (entre Riens du tout en 1992, et Paris en 2008), Cédric Klapisch et Karin Viard ne peuvent plus se quitter. Entretien avec Cédric KlapishVous avez écrit seul le scénario de Ma Part Du Gâteau…
C’est de plus en plus le cas : j’ai écrit seul chacun cherche son chat, l’auberge esPagnole, les PouPées russes et Paris. Il y a quelque chose de joyeux et de dynamique à écrire à plusieurs, mais j’ai l’impression que quand j’écris seul, il y a une maîtrise plus globale du projet : les dialogues, par exemple, sont liés plus intimement à une scène, à sa lumière, à l’acteur que j’ai choisi, au lieu que j’ai repéré ; on concentre à la fois l’esthétique et les mots. Dans ce film, même si c’est un sujet moins directement personnel et plus social que L’auberge Espagnole, j’ai senti qu’il fallait justement un regard plus personnel. Entretien avec Karine ViardVotre première rencontre avec Cédric Klapisch remonte à loin…
Oui, c’était sur son premier film, riens du tout. J’ai passé le casting et il m’a dit : «Ça ne va pas pour le rôle, mais je voudrais que tu sois dans le film, je vais t’en écrire un autre !» J’ai joué une vendeuse du grand magasin. Ça a tout de suite marché entre nous. on a développé des relations d’amitié, tout en faisant des films chacun de son côté. C’est quelqu’un qui adore les acteurs. mais un bon acteur ne lui suffit pas. Il lui faut aussi une «bonne personne». Je veux dire la bonne personne pour lui, qui lui convienne en tant qu’être humain. En ce sens, il est très moral. il a peut-être ses névroses et ses failles, mais il est guidé par cette forme d’intégrité. il a beau être d’une grande gentillesse, il peut devenir très violent face à quelqu’un dont il réprouve moralement le comportement. c’est rédhibitoire ! Entretien avec Gilles LelloucheVous connaissiez déjà Cédric Klapisch…
Oui, j’avais eu un petit rôle dans Paris. Je jouais le poissonnier, qui n’était pas un personnage extrêmement sympathique… c’est ce que je dois inspirer à Cédric, parce que c’est le dénominateur commun des rôles qu’il m’offre ! Mais il y a une chose que j’aime beaucoup chez lui : alors que l’époque nous impose de choisir notre camp, Cédric ne juge pas. Il reste quelqu’un de très curieux ; il est comme ça dans la vie. ce n’est pas feint : quand il rencontre des gens, pour son métier, il peut passer trois heures à leur parler. Pas par pose, pour dire «regardez comme je suis sympa», mais parce qu’il est vraiment curieux des autres. il a un écho de cela dans ses films : que ce soit pour la boulangère un peu facho ou mon personnage de Paris, ou pour Steve dans ma Part Du Gâteau, il a une volonté de montrer à la fois ce qu’il y a de pire et de meilleur chez les gens. C’est ce que je trouve très agréable : de pouvoir composer, en étant détaché de toute complaisance, de toute tentation de racheter mon personnage, puisque je sais que, de toute manière, le regard de Cédric est bienveillant. Il me suffit de jouer mon personnage au premier degré, de la façon la plus juste possible, puisque sa bienveillance me protège. Son regard n’est jamais tordu, il est généreux sur la nature humaine. |
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