Prenez des acteurs hors pair :
André Dussolier,
Nicole Garcia,
François Cluzet, pour ne citer qu’eux. Placez les dans un film choral mis en scène par l’acteur
Eric De Montalier qui signe ici son coup d’essai. Parsemez le tout de questions universelles et fondamentales autour de l’amour, la mort et la solitude. Vous obtenez
Ma Place au Soleil, un long-métrage cynique à la réalisation stylée et soignée.
L’idée de départ bien que déjà-vu à maintes reprises est diablement alléchante. Des adultes plus ou moins jeunes, plus ou moins riches, plus ou moins optimistes s’interrogent sur le bonheur. Comment parvient-on à être heureux ? A être serein ? L’amour suffit-il pour qu’une relation de couple soit « au soleil » ? Les différents protagonistes avec leur tempérament et leur vécu nous font une belle démonstration des va-et-vient de la vie, dans un patchwork harmonieux.
Ne réussit pas qui veut un film choral et malheureusement
Eric De Montalier n’évite pas les pièges de ce genre très en vogue. En plus d’une incroyable absence de rythme, on déplore un manque certain de résonance entre les diverses histoires. Et les comédiens trop nombreux finissent par nous faire l’effet d’un défilé. Difficile ainsi de s’identifier au personnage ou même de ressentir de la compassion tant nous sommes face à une valse infernale de gens paumés, déçus, trahis. On aurait volontiers aimé une plongée plus en profondeur dans les méandres de ces esprits torturés.
Ma place au soleil avait tous les ingrédients pour être une vraie réussite, mais force est de constater qu’un élément majeur a fait cruellement défaut.
Fanny Cairon