Madame Solario

Un film de avec , (France)Genre : Drame - Duree : 1H33 mn
Distributeur : JML Distribution
Sortie en salles le 22 Août 2012
Année de production : 2012
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.08 / 5 (50 notes)

Résumé de Madame Solario

Lac de Côme Septembre 1906, des aristocrates en villégiature se retrouvent dans un hôtel de luxe et vont devoir accueillir dans leur petite communauté, Natalia, Madame Solario.
Jeune et belle mais néanmoins ruinée et divorcée, elle va être surprise par l’arrivée à l’improviste de son frère, Eugène Ardent, qu’elle n’a pas vu depuis des années.
Le frère et la sœur ne tardent pas à prendre conscience de l’ascendant qu’ils provoquent sur les personnages fortunés de ce petit monde.
Ils tentent alors d’en séduire certains avec l’objectif d’asseoir leur situation.
Mais leur lourd passé les rattrape et crée le scandale, les obligeant à fuir...

Acteurs et Actrices de Madame Solario

Bande annonce de Madame Solario

Photos de Madame Solario (16)

Critiques

Moyenne : 2 étoiles (1.8 / 4)
télérama 3 étoiles
Le Monde 2 étoiles
Studio ciné live 2 étoiles
Première 1 étoiles
Les fiches du cinéma 1 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.08 / 5)
8 avis 4 étoiles
8 avis 3 étoiles
14 avis 2 étoiles
20 avis 1 étoiles

Notes de Prod. de Madame Solario

Notes de René Féret (Réalisateur - Scénariste - Producteur)

Une histoire d’amour singulière

D’où me vient ce désir ancien de narrer la relation incestueuse d’un frère et d’une sœur ? Une attirance pour la gémellité, sans doute, et l’occasion de mettre en conflit une société face à un interdit. J’ai longtemps pensé à « L’Elu » de Thomas Mann. Puis au roman français anonyme du 15ème siècle qui a inspiré Thomas Mann. J’ai lu pas mal d’œuvres sur ce thème dont « Anna, Soror » de Yourcenar. Yourcenar m’a fait découvrir le roman oublié de Gladys Huntington. Il était son livre de chevet. Je l’ai donc lu il y a deux ans et j’ai subi le charme. J’ai senti que j’étais devant un roman original, superbement écrit, une sorte de « Maurice » de Forster dont James Ivory a fait un si beau film en 1987. L’amour interdit d’un frère et une sœur dans une société figée, un microcosme aristocratique en villégiature sur le lac de Côme, qui les enferme dans sa toile d’araignée. Je tenais l’interdit, la société, le film à costumes et la pudeur anglo-saxonne.

Notes de Bernard Cohen (ancien journaliste à l'AFP et Libération)

Ce film est une naissance et une re-naissance. C’est une oeuvre nouvelle, l’interprétation filmique que nous donne de >l>Madame Solario, d’un livre qui fut un bestseller immédiat à sa sortie anonyme, d’un ouvrage qui figurait dans la section la plus intime de la bibliothèque privée de Marguerite Yourcenar, d’un personnage que le cinéaste Joseph Losey plaçait parmi ses trois héroïnes de fiction préférées, avec la Clea de Lawrence Durrell et Anna Karénine. Mais c’est aussi la première fois que le nom de son auteure, Gladys Huntington, apparaît directement lié au roman et qu’ainsi, plus de cinquante ans après, ce roman solaire et lunaire trouve une nouvelle vie. Il n’est plus seulement une oeuvre anonyme entourée d’un parfum de scandale en raison de la thématique sous-jacente à ce récit dont le New York Times, recensant l’une de ses nombreuses rééditions en 1978, saluait “l’élégance stylistique et la troublante intensité”, mais la création d’une femme qui ne voulait pas vraiment rester dans l’anonymat, et dont la joie en constatant son succès fulgurant, en apprenant que le formidable producteur hollywoodien Daniel Selznick voulait le porter à l’écran, n’aura pas été suffisante pour dissiper ses propres doutes, ses propres angoisses, au point qu’elle mettra fin à ses jours moins de trois ans après sa publication.

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