Résumé du film Made in ItalyEcrivain français né en Italie, Luca Morandi a quarante ans et ne sait plus à quel sein se vouer. Celui de son pays d’adoption, la France, qui l’a nourri, logé et élevé ? Ou celui de son pays de naissance, l’Italie, idéale, fantastique et légendaire comme un rêve d’enfant ? Aujourd’hui, Luca est en crise : il n’est plus italien, il n’est plus français, il n’est plus rien. Son père, chirurgien esthétique réputé, meurt brutalement. Luca retourne à Turin avec sa sœur Isabella pour les obsèques. Mais l’enterrement, ce deuil qui était censé le faire grandir, vire au cauchemar : veuves, maîtresses inconnues, nouveaux frères et sœurs, dettes à en perdre la tête, Italie changée, nouvelle, « berlusconisée » et sans mémoire. Luca redécouvre le pays de son enfance et sa propre vie avec des yeux d’adulte mais plus rien n’a la même saveur sauf peut-être Lilla, son amour d’enfance qu’il retrouve au détour d’un stade. Luca ne parvient pas à faire son deuil, sans cesse poursuivi par l’ombre de ce père amoureux de la vie, des femmes et des voitures décapotables rouges. De la haine à l’amour, du ressentiment au pardon, Luca va aussi redéfi nir les règles et le sens de sa propre identité, de sa propre existence, réconcilier la France qui est en lui avec son Italie natale. Des deux côtés des Alpes, la vita est dolce et belle. Galerie Photos : Made in ItalyLes avis sur le film Made in Italy
Interview : Made in Caterina Depuis Casino Royale, la sublime italienne Caterina Murino a su se faire une petite place au soleil dans notre beau pays… Quelques semaines après Ciao Stefano, la voilà en effet à l’affiche de Made in Italy aux côtés de Gilbert Melki. Comédie douce-amère sur nos deux pays, le film lui a permis de se moquer d’elle-même en jouant le rôle d’une actrice de télé italienne complètement idiote… Et c’est avec le sourire jusqu’au bout des lèvres et une gentillesse extrême que la belle se raconte pour nous, pour vous… Critiques : Made in Italy -
A Nous Paris

" L’influence de l’Italie qui fait doucement souffler sur ce film le vent des comédies italiennes d’antan, avec leur folie, leurs emportements et leurs rebondissements (…) "
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 02/07/2008)
-
Télé7Jours

" Il faut voir Gilbert Melki, acteur caméléon par excellence, chanter et parler italien, se brosser les dents avec frénésie, incarner le fiston largué (…) et l’archétype de l’italien doué pour la vie qui a tant aimé les belles Italiennes, femmes et Lamborghini. "
Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2501, page 130)
-
Les Inrocks

" Sans complètement tomber dans le piège du clin d’œil mou et systématique, Made In Italy a du mal à hisser son horizon au delà du pur anecdotisme culturel "
Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrocks n°657, page 50)
-
Ouest France

" Difficile exercice que le mélange des genres, entre rires et chansons, pleurs et fantaisies, d'autant qu'une mise en scène pagailleuse ne parvient pas à donner du rythme et de la constance à un scénario inabouti. "
(article entier disponible dans Ouest France du 02/07/2008)
-
VSD

" Des interprètes concernés par leurs personnages et une ambition poétique certaine peinent à dissimuler la prévisibilité du scénario. "
O. B. (article entier disponible dans VSD n°1610, page 81)
Entretien avec Stéphane GiustiTout d’abord, le titre. Pourquoi Made In Italy ? Quel sens vouliez vous lui donner ?
Made In Italy, c’est avant tout une marque de fabrique, une histoire, un style déposé... Pour la plupart des gens, tout ce qui est « Made In Italy » est beau, raffiné, sent bon, chante des chansons d’amour mais a aussi un côté un peu démonstratif, mafieux, excessif, pour ne pas dire bordélique. Pour moi, l’Italie c’est tout ça à la fois. Un miracle quotidien de paradis et d’enfer. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le Pape s’y est installé... Entretien avec Gilbert MelkiQu’est ce qui vous a attiré dans ce double rôle, celui d’un père playboy et de son fils, quadra, en pleine crise identitaire ?
C’est justement cette différence d’époque, de génération et de caractère entre ces deux hommes qui m’a séduit. Le père, c’est d’abord l’archétype du mâle italien des années 60. Il traverse les époques de l’Italie contemporaine, passe aux années 70, puis 80 et arrive aujourd’hui en bout de course. Jouer Antonio, c’est jouer un père de légende, un personnage solaire. Luca, le fils, est plus lunaire. Il n’est pas très sûr de lui avec les femmes, c’est un écrivain hésitant, l’antithèse de la figure paternelle. Et puis il est devenu Français ! Chez lui, l’Italie est devenue terre de conflit, il s’enflamme, se passionne, condamne... Travailler ces deux sensibilités, voilà ce qui était intéressant. Les deux personnages se regardent, s’observent, jouent ensemble par delà la mort. |
|
|