Titre original : LIKE MIKE
Un film de
John Schultz, avec Lil'
Bow Wow, Jonathan Lipnicki,
Robert Forster, Crispin Glover,
Morris Chestnut
SYNOPSIS :
Calvin Cambridge, 14 ans, est un jeune fan de basket qui rêve de se faire connaître et d'égaler les stars les plus illustres de la National Basket Association. Mais sa petite taille et ses dons modestes lui interdisent de pratiquer avec succès ce sport de géants. Calvin en est donc réduit à fantasmer sur un avenir glorieux* jusqu'au jour où il enfile une étrange paire de baskets, portée jadis par le légendaire "M. J." Poussé par une force irrésistible, le voilà soudain capable de feinter les champions, de bondir à des hauteurs vertigineuses, de marquer des paniers dévastateurs. Commence alors une aventure grisante, une nouvelle vie.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Certains films correspondent exactement à ce que l'on attend d'eux. MAGIC BASKET fait partie de cette catégorie-là : des baskets magiques avec les initiales M.J. (rassurez vous ce ne sont pas celles de Michael Jackson !) permettent à un enfant de devenir une star du basket-ball. Vous l'aurez compris, c'est un film destiné avant tout aux enfants (de 5 à 15 ans serait le public idéal) et aux jeunes qui aiment le basket-ball, ceci étant dit l'adulte même profane en la matière pourra regarder ce film sans déplaisir. Les Américains ayant ce don d'arriver à nous faire croire aux contes de fées les plus abracadabrants. MAGIC BASKET serait donc une version moderne de Cendrillon pour garçon avec des Nike à la place des souliers magiques. Le film véhicule des valeurs profondément américaines et surtout celles usés jusqu'à la moelle par les scénaristes hollywoodien de l'
American Dream autrement dit "tout le monde peut réussir". Ici ce serait plutôt
Just do it. Le jeune héros est petit, orphelin et afro américain mais grâce à ses "baskets de sept lieux", il va pouvoir jouer sur le terrain dans la cour des grands. D'ailleurs le titre américain est LIKE MIKE, traduisez "Comme Michael Jordan" qui curieusement ne fait aucune apparition dans le film. Certes on peut trouver le film un peu trop United color of benetton (le héros est noir, son amie asiatique et le blanc machiavélique à souhait). Mais la réussite du film tient dans la performance du jeune rapper Lil
Bow Wow (inconnu en France mais petit phénomène aux States) qui dribble aussi bien avec les mots qu'avec un ballon. Il réussit ainsi mieux son entrée au cinéma que
Mariah Carey ou encore Britney Spears… La scène du face à face, le fameux "one to one", reste un moment assez impressionnant.
Alors oui parfois le film donne l'impression d'être une pub d'1h30 pour la NBA, avec toutes les cinq minutes, des caméos des stars actuelles du basket. Peu importe, MAGIC BASKETS a la pêche et réussit le pari avec un sujet vu et revu d'être divertissant. Peut-être que pour son prochain film, le réalisateur mettra en scène un enfant qui trouve des souliers avec les initiales M..J et se mettra à danser aussi bien que Michael Jackson ? L'idée est lancée…
Matthieu Perrin
NOTES DE L’EQUIPE :
Calvin Cambridge (Lil
Bow Wow), un des plus anciens pensionnaires de l'orphelinat Chesterfield, a vécu cent fois la même cérémonie - la visite de "parents potentiels" pour laquelle chaque gamin doit se mettre sur son trente et un, afficher un large sourire et une conduite exemplaire dans l'espoir d'attirer l'attention de tel ou tel couple en quête d'un enfant à adopter.
Et cette journée a toutes les chances de ressembler aux précédentes, car une fois de plus, Calvin et ses meilleurs copains, Murph (Jonathan Lipnicki) et Reg (Brenda Song), vont se rendre sur le terrain de basket où Calvin va rêver une fois encore d'égaler ses idoles de la NBA et de se trouver une famille d'accueil
"La plupart de ces petits orphelins ont cinq ans ou moins", explique le réalisateur,
John Schultz.
"C'est cette tranche d'âge qui intéresse les parents adoptifs, pas celle des ados à laquelle appartient Calvin."
"On appelle "chiots" les plus jeunes de ces orphelins", explique Lil Bow
Wow.
"Face à eux, Calvin, Murph et Reg font figure de vieux clebs. Personne ne songe à les retirer de la fourrière."
Bien que délaissé, l'irrépressible Calvin garde un moral d'acier et une bonne humeur contagieuse.
Lil
Bow Wow :
"Il est un peu le grand frère de Murph et Reg, et même d'Ox (Jesse Plemmons), le dur à cuir de l'orphelinat, avec lequel il s'empoigne régulièrement. Il a pris Murph sous son aile et en a fait son partenaire. Il aide Brenda, la petite provinciale, à trouver ses marques. Et Ox, aussi brutal soit-il, a parfois besoin d'être soutenu."
Les principaux problèmes de Calvin viennent du directeur de l'établissement, Bittleman, interprété par Crispin Glover.
"Il exerce un contrôle dictatorial sur les enfants, qu'il exploite honteusement", explique l'acteur.
"C'est le méchant de cette histoire, le type qu'on a plaisir à haïr, siffler et tourner en dérision"
La seule alliée adulte de Calvin à Chesterfield est sa prof, S|ur Theresa (Anne Meara), dont l'apparente sévérité cache un c|ur d'or.
"Elle fait constamment pression sur lui pour qu'il s'accroche, suive les cours et fasse ses devoirs", note l'actrice.
"Elle lui est sincèrement attachée et veut qu'il réussisse dans la vie."
S|ur Theresa fait un jour une découverte providentielle : une vieille paire de Nike, que porta jadis un légendaire joueur de basket.
"Calvin les enfile", poursuit Schultz,
"et constate qu'elles sont à sa pointure comme la pantoufle magique de Cendrillon !"
La Naissance du projet :
Contrairement à de nombreux films, MAGIC BASKETS bénéficia d'un développement très rapide.
"On voit parfois des projets traîner pendant des années, végéter dans un enfer dont rien ne semble pouvoir les sortir", note le producteur Peter Heller.
"Le nôtre s'est concrétisé en un temps record."
De fait, il ne s'écoula pas plus de 14 mois entre la vente du scénario à la Fox et la sortie du film. Le casting du rôle principal s'avéra tout aussi aisé.
Peter Heller :
"Nous avons choisi Lil Bow Wow parce que MAGIC BASKETS est une histoire à la Cendrillon. Elle demandait un jeune doué d'un grand charisme, sachant jouer au basket et capable de porter le film de bout en bout - il apparaît en effet dans pratiquement chaque scène."
Le producteur Barry Josephson avait un contrat avec la Fox, laquelle avait besoin d'un homme de sa stature pour piloter le projet.
Barry Josephson :
"J'avais vu, quelque temps auparavant, un reportage de 60 Minutes sur les difficultés que rencontrent les adolescents orphelins à se faire adopter. J'ai pensé que le sujet méritait d'être traité. Mais l'histoire me plaisait surtout par son mélange de réalisme et de merveilleux, son aspect conte de fées contemporain."
Le réalisateur
John Schultz fut attiré par les mêmes éléments et convaincu, après avoir rencontré Lil
Bow Wow, que celui-ci serait un casting idéal :
"En dépit de son emploi du temps passablement chargé, nous avons pu organiser plusieurs rencontres qui m'ont vite prouvé ses talents d'acteur et de basketteur."
Lil
Bow Wow :
"John et moi avons fait connaissance. Je l'ai laissé gagner un ou deux jeux pour être sûr de décrocher le rôle, mais John sait bien qu'il n'a aucune chance de me battre !"
Barry Josephson :
"Calvin et Lil Bow Wow, c'est un mariage parfait. Leurs personnalités s'accordent à merveille, et Bow confère à son rôle une épaisseur humaine, un charme, des dons et une réalité inappréciables. L'adéquation acteur/personnage est aussi magique que celle de Will Smith et l'agent J de MEN IN BLACK."
Star du rap, de l'écran* et de la NBA
Lil
Bow Wow :
"En dehors du rap, mon v|u le plus cher était de jouer au basket, peut-être même au sein de la NBA. Le cinéma ne m'intéressait pas tellement au départ." Contrairement à Schultz, Josephson et Heller, Lil
Bow Wow doutait de ses dons d'acteur :
"Mais après avoir décroché le rôle de Calvin, je m'y suis donné à fond, comme en toute chose."
L'équipe ne fut pas seulement impressionnée par les talents naissants du jeune comédien, mais aussi par ses dons de basketteur, indispensables au rôle.
Le coordinateur Reggie Theus ne tarit pas d'éloges à son sujet :
"Lil Bow Wow a écouté et retenu tout ce que je lui ai appris, avec le désir d'être 100% parfait. Il suffit d'ailleurs de passer quelques minutes avec lui pour comprendre les raisons de son prodigieux succès. Je n'avais jamais vu de telles qualités chez un jeune de cet âge. J'avais même du mal à me rappeler qu'il a seulement 14 ans!"
John Schultz :
"Ce n'est pas évident de marquer sous le regard des caméras et en présence de centaines de spectateurs, mais Lil Bow Wow, loin de redouter cette pression, la savoure et en tire profit. C'est ainsi qu'il m'a fait gagner un temps appréciable en réalisant dès la deuxième prise des coups dignes d'un pro."
L’AVIS DE LA PRESSE :
CinéLive:
" Sur l'échelle des spectacles familiaux, MAGIC BASKETS se situerait plutôt dans la tranche haute grâce à sa bonne humeur et à la qualité de son interprétation."
Olivier Petit (article entier disponible dans Cinélive n°65, page 53)
Première :
" Le scénario est cousu de lacets blancs et les intrigues secondaires sentent un peu des pieds, mais l'idée principale est rigolote et bien traitée."
C.J.. (article entier disponible dans
Première n°312, page 43)