Mon agent m’appelle pour me dire, voilà,
Pierre Jolivet voudrait te rencontrer pour son prochain film. J’étais ravie mais étonnée. Il faut dire que jusqu’à présent, lorsqu’un réalisateur, quel qu’il soit, projette de faire appel à moi, ma première réaction est : « ah ! il me connaît ? ». Pour moi la rencontre avec le metteur en scène passe avant même la lecture du scénario. Et la première fois que
Pierre Jolivet et moi nous sommes vus, nous avons parlé, parlé, longuement. C’était déjà une très belle rencontre, humainement. C’est pour ça que j’ai choisi ce métier : faire des rencontres heureuses. Certains comédiens aiment travailler dans la souffrance, ce n’est pas mon cas. On a tous souffert, malgré nous, sans l’avoir demandé, là, dans mon travail, j’ai le choix, et donc j’évite de souffrir ! Pierre m’a résumé
Mains Armées en une phrase : « Voilà, c’est un polar, et l’histoire des retrouvailles entre un père et une fille ».