Résumé du film ManderlayC’est l’étrange histoire de Manderlay, un domaine isolé dans le sud profond des États Unis. En 1933, Grace et son père avaient laissé derrière eux la petite communauté de Dogville (où avaient-ils été abandonné par elle) et s’en éloignaient pour retourner chez eux.
Malheureusement, dans le métier de gangster, l’absence est souvent une source de gros désagrément, à la maison lorsque le chat n’est pas là, les souris dansent, Grace et son père ainsi que son armée de malfrat obligés de battre en retraite et chassés de leur ancien territoire vont passer, sans succès, tout leur hiver à chercher de nouveaux terrains de chasse. Et, dans ces premiers mois de printemps, ils font route vers le sud pour trouver une résidence où ils pourraient enfin s’établir... Galerie Photos : ManderlayLes avis sur le film Manderlay
Critiques : Manderlay -
L'express

" Lars Von Trier est réalisateur de films. (…) Mais Lars Von Trier est également rebrousseur de poils, laveur de regards, briseur de pensées mâchées, agitateur d'idées à gratter. "
Eroc Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2836, page 52)
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Le Monde

" C'est en somme une image revisitée de l'Amérique que Manderlay propose, corrosive, sombre, empreinte d'un pessimisme métaphysique irrecevable dans le Nouveau Monde, et dont il n'est pas certain qu'il faille la circonscrire à 1933. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible sur le site du Monde)
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Les Cahiers du cinéma

" C'est un décalque de l'Irak, évidemment, mais bien au-delà, une formidable machine critique sur les idéologies. (…) Manderlay est un conte politique, entièrement voué à l'interrogation des discours. "
Jean-Michel Frodon (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°606, page 30).
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Zurban

" Et même si l'on ne partage pas forcément sa vision un peu réductrice de l'humanité, on s'incline devant son talent de metteur en scène et le plaisir qu'il nous procure. "
Claire Vassé (article entier disponible dans Zurban n°272, page 33)
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Paris Match

" Le discours radical de ce film, aussi brillant que politiquement incorrect, suscite un ébranlement intime en balayant les certitudes définitives. "
Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°2947, page 28)
Présentation du film à Cannes le 16 mai 2005L'esclavage selon Von Trier...
Avec Manderlay, le réalisateur dogmatique Lars Von Trier signe le deuxième film de sa trilogie américaine. Il s'agit d'une suite directe de Dogville où le réalisateur nous avait laissé avec Grace (Nicole Kidman) et son père (James Caan)... Une différence tout de même, Grace est cette fois interprétée par Bryce Dallas Howard (révélée par Le Village de M. NIGHT SHYAMALAN) et son père par Willem Dafoe. Tous deux s'arrêtent dans la plantation de Manderlay où Mam ( Lauren Bacall) traite encore les noirs comme des esclaves. A la mort de Mam, Grace décide de s'occuper de la plantation et de rendre la liberté aux esclaves pour le meilleur comme pour le pire. Les sources d'inspirationOn retrouve dans Manderlay le personnage de Grace, découvert dans Dogville. Pour écrire le scénario de ce film, Lars Von Trier s'était inspiré de « L'Opéra de Quat' sous » écrit en 1928 par Bertold Brecht et Kurt Weil.
Lorsque Grace quitte Dogville détruite et ses habitants massacrés, elle a un verdict définitif : « S'il existe une ville dont le monde se sentirait un peu mieux si elle disparaissait, c'est bien Dogville ». Son attitude et son jugement rappellent certains vers de la célèbre chanson de Jenny des Corsaires, « la fiancée du pirate », dans « L'Opéra de Quat' sous », cette chanson dans laquelle une jeune femme se fait exploiter par toute une communauté qui sous-estime son pouvoir de vengeance. Interview de Bryce Dallas Howard (interprète de Grace)Parlez-nous de Lars Von Trier?
Lars est l'un de mes trois réalisateurs préférés au monde et quand on m'a appelée pour l'audition, j'étais abasourdie. En fait, j'étais terrorisée parce qu'après avoir vu Breaking The Waves, je m'étais secrètement dit que je devais le suivre pour essayer d'être un jour dans un de ses films. Ce film m'a littéralement obsédée, je crois que je l'ai vu dix-huit ou vingt fois. Ensuite, quand on m'a demandé de venir à Copenhague pour rencontrer Lars et travailler une ou deux heures avec lui, je n'ai jamais imaginé que j'aurais une chance. Pas à mon âge, pas pour ce genre de rôle, jamais ! |
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