Étiez-vous particulièrement fan de la première version de Maniac ?
J’avais douze ans quand le film est sorti et je n’ai bien entendu pas pu le voir au cinéma. Il a donc fallu que j’attende un bon moment avant qu’il ne sorte en VHS. Mais au-delà de la dimension gore du premier
Maniac, qui m’avait frappé, je me suis dit que c’était l’un des très rares slashers vraiment réussis, surtout grâce à la prestation de Joe Spinell. J’avais ressenti beaucoup de compassion pour ce personnage de cinglé. Bien qu’il commette des actes abominables, il m’avait bouleversé vers la fin du film et c’est la raison principale pour laquelle j’ai un souvenir aussi précis de
Maniac. Du coup, quand on m’a contacté pour ce projet de remake, j’étais convaincu qu’il fallait que notre film suscite lui aussi de l’émotion. C’était important qu’on puisse s’identifier au protagoniste et éprouver pour lui un sentiment de compassion, et que le film soit violent et gore. Les effets spéciaux du film de Lustig avaient été créés par l’immense Tom Savini – et on ne pouvait donc pas rêver mieux que le maestro Greg Nicotero pour travailler sur notre version, puisqu’il a fait ses débuts avec Savini.