Une bombe qui vous fait vivre un calvaire...
(France)
Distributeur : Wild Bunch Distribution - Editeur DVD : Wild Side Video
Sortie à la Vente en DVD le 04 Mars 2009
Sortie Blu-Ray le 04 Mars 2009
Sortie en salles le 03 Septembre 2008
Année de production : 2008
Interdit aux moins de 16 ans
=> Voir notre dossier Les films les plus polémiques du cinéma
Résumé du film Martyrs
France, début des années 70. Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d'agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d'amitié avec Anna, une fille de son âge. 15 ans plus tard. On sonne à la porte d’une famille ordinaire. Le père ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d'un fusil de chasse. Persuadée d'avoir retrouvé ses bourreaux, elle tire.
4 vidéos : Martyrs
Interview vidéo : Le Cauchemar continue...

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Notre critique : Martyrs
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Comme Au Cinema
Quelle horreur. Voilà ce que l’on pense à la sortie de la projection de Martyrs. Quelle horreur, et en même temps, quelle claque. Une bonne grosse gifle en pleine poire. Certes, on savait à quoi s’attendre, à cause des images vues sur le net, à cause de cette polémique qui enfle, qui enfle depuis des mois, lorsque Martyrs avait vécu l’enfer en frôlant l’interdiction au – 18 ans. Certes. Mais là… Les tortures de Martyrs feraient presque passer le coup de l’extincteur d’Irréversible pour un dessin animé de chez Disney. Parce que les tueries s’enchaînent sans temps mort, que le sang et les chairs giclent en gros plan, que l’on voit tout, que l’on entend tout, que l’on vit tout. Parce que ce Martyrs est tellement froid, tellement à la limite du supportable, que l’on finit par y croire dur comme fer. Parce que la vie nous a montré que des "faits divers" comme celui-là ne se passent malheureusement pas qu’au cinéma.
Martyrs fait partie de ces films que l’on est content d’avoir vu, mais que l’on ne peut conseiller à personne. Parce que ce long-métrage a beau être une bombe atomique, un pavé au milieu d’une mare de sang, c’est aussi une souffrance, qui vous prend aux tripes, vous fait baisser les yeux, vous donne des frissons et vous hante longtemps après la projection. D’autant que certains détails particulièrement violents auraient pu être coupés… Martyrs aurait pu vivre sans ces coups de marteaux ou de cutter en gros plan. Car le film bénéficie d’un vrai scénario, tangible, à faire froid dans le dos, un fil rouge au milieu de toute cette violence, et qui au final, la justifie un peu. La mise en scène, radicale, nous scotche à nos fauteuils. Sans parler des deux filles, Mylene Jampanoï et Morjana Alaoui, qui se donnent corps et âmes sans en faire trop. Juste ce qu’il faut pour nous bluffer de bout en bout.
Alors oui, Martyrs dérange. Il met mal à l’aise. Pire même, parce qu’il faut avoir le cœur et l’estomac bétonnés pour le regarder sans ciller… Mais c’est bel et bien une prodigieuse avancée dans le genre en matière de cinéma français. On en sort tremblant, choqué, hanté, avec des images plein la tête et des cauchemars pour les dix prochaines années. Et malgré tout ça, malgré l’horreur, le sang et le reste, on ne peut s’empêcher de saluer un film qui va faire parler de lui, longtemps, longtemps après sa sortie.Aurélie Vautrin
Une bombe qui vous fait vivre un calvaire...
Critiques : Martyrs
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Mad Movies
"Pascal Laugier tutoie les cieux, à l'image d'un final mystique et bouleversant qui risque d'imprégner vos rétines pour les décenies à venir. On appelle ça un chef-d'oeuvre."
Alexandre Bustillo (article entier disponible dans Mad Movies n°210, p 42) -
Brazil
" Martyrs est donc un grand film de terreur."
Eric Coubard (article entier disponible dans Brazil n°10, page 15) -
Technikart
" Pascal Laugier (…) pour empoigner la matière visuelle, jouer sur le grain, les textures, l’énergie brute des comédiennes (…), à la recherche de sa place de cinéaste, qui serait celle d’un anti-Haneke. "
L.H. (article entier disponible dans Technikart n°125, page 103) -
L'écran fantastique
" (…) une expérience émotionnelle, sensorielle et spirituelle intense. "
Robin Gatto (article entier disponible dans L'écran fantastique n°290, page 22) -
A Nous Paris
"Pour le reste, on reproche à Martyrs ses scènes de tortures insoutenables qui en font une expérience macabre plutôt gratuite. "
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 1er septembre 2008)
Les avis sur le film Martyrs
Caractéristiques du DVD
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son Dvd : Français DTS 5.1 plein débit et Dolby Digital Stereo
Son Blu-ray : Français DTS Master Audio
Bonus :
- MARTYRS, chroniques organiques : making-of (85’)
- Anatomie de la censure : documentaire sur la censure et l’interdiction aux moins de 18 ans qui frappa le film (26’)
- Entretien avec le réalisateur Pascal Laugier
- Entretien avec Benoît Lestang, responsable des maquillages et effets spéciaux
- Bande-annonce et teaser
Son Dvd : Français DTS 5.1 plein débit et Dolby Digital Stereo
Son Blu-ray : Français DTS Master Audio
Bonus :
- MARTYRS, chroniques organiques : making-of (85’)
- Anatomie de la censure : documentaire sur la censure et l’interdiction aux moins de 18 ans qui frappa le film (26’)
- Entretien avec le réalisateur Pascal Laugier
- Entretien avec Benoît Lestang, responsable des maquillages et effets spéciaux
- Bande-annonce et teaser
Notes Techniques
| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|---|---|---|---|
| 5/5 | 5/5 | 3/5 | 4/5 | 4/5 |
Actualités

Le film d'horreur français Martyrs ne sera pas interdit aux mineurs, la Commission de classification des oeuvres cinématographiques ayant opté pour l'interdiction aux moins de seize ans, dans un deuxième avis mardi soir, a indiqué mercredi à l'AFP l'un de ses membres.
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Interview Mylene Jampanoi

C’était très construit, hyper bien écrit, j’arrivais à visionner le film. À la lecture, c’était déjà cinématographique. Et puis, c’était quelque chose de vraiment neuf et singulier. Je me suis dit : « Si je ne fais pas ce film, je n’aurai peut-être pas l’occasion d’en faire un autre comme ça avant très longtemps... ». C’est pour ça que je voulais jouer le rôle de Lucie : ça tranchait avec les scénarios que je recevais où c’était plutôt des rôles de minettes qui n’apportaient rien de spécial à l’histoire. Le personnage de Lucie était vraiment à l’opposé de tout ce qu’on pouvait me proposer. Et j’ai adoré l’idée que Pascal puisse me voir comme ça. Dans un rôle aussi dur.
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Interview Morjana Alaoui

Dès la première lecture de MARTYRS, j’ai tout de suite été prise par l’intensité de l’histoire. J’ai trouvé que le scénario avait du fond et de la matière. C’était percutant, troublant, angoissant, et touchant à la fois. Je ne pouvais m’arrêter de lire, les scènes sont puissantes et l’écriture très visuelle. J’étais absorbée par MARTYRS et son suspense permanent. J’ai refermé la dernière page du scénario et j’ai senti que je devais faire partie de cette histoire, je devais faire ce film ! -
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Interview Pascal Laugier

Au départ, l’impulsion vient de Manuel Alduy de Canal+. Il cherchait des projets pour sa case de films de genre, et m’a fait savoir, via mon producteur, Richard Grandpierre, qu’il appréciait mon travail. Avec Richard, on a vu l’opportunité de lancer un projet assez vite, tandis que nous en développions un autre qui prenait plus de temps à financer. J’ai donc écrit le scénario dans la foulée, presque d’une traite, sur une période qui n’a pas dépassé quatre mois. Je savais aussi que ce principe de commande, pensé pour un budget précis, me laisserait une grande marge de manœuvre, que je n’aurais pas à me soucier des impératifs télévisuels. C’était une vraie liberté. Canal+ est vraiment la dernière chaîne en France qui autorise ça, c’est précieux. J’ai aussi la chance immense d’être soutenu par un producteur qui croit à mes obsessions, qui me suit... Je ne sais pas comment il se débrouille, mais Richard Grandpierre réussit à faire exister les projets les plus inhabituels... Parce que franchement, que MARTYRS ait pu se monter, c’est un petit miracle...
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Interview Benoît Lestang

En terme de quantité, Martyrs a été le plus gros boulot de ma carrière. J’ai eu autant de travail sur ce long-métrage que ce que je fais d’habitude sur quatre ou cinq films français. Il y avait donc beaucoup d’effets sanglants (égorgement, impact de balles, coups de marteau, etc). dont le plus important était le corps supplicié de Morjana. Pour cette séquence, elle devait être prête à tourner chaque jour à sept heures. On commençait donc son maquillage quotidiennement sous les coups de trois heures du matin ! En comptant le tournage, et les trois heures de démaquillage, j’avais des journées épuisantes de 19 heures.
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