L’acteur
Matt Damon, le réalisateur
Paul Greengrass et le producteur
Patrick Crowley ont présenté en avant-première
La Mort Dans La Peau au Festival du Film Américain de Deauville le 5 septembre 2004… L’occasion d’une rencontre avec le fringant comédien, lors d’une conférence de presse à l’assistance essentiellement féminine.
Ce dernier est tout d’abord revenu sur ses choix de films :
"Je ne travaille pas en fonction du budget mais selon mes coups de cœur pour les réalisateurs que j’admire, a-t-il affirmé.
C’est pourquoi je me suis engagé avec Steven Soderbergh (Ocean Twelve), Terry Gilliam (Brothers Grimm) et Paul (Greengrass) notamment. Il est vrai que pour le moment je participe à des films à plus gros budget mais c’est un hasard, cela ne m’a pas empêché de jouer il y a peu dans une petite production, Gerry, dont j’ai co-écrit le scénario et j’avoue que, si me lance dans la mise en scène, ce qui commence à me titiller, j’aimerais réaliser un petit film ".
Entre deux éclats de rire, les trois joyeux drilles ont évoqué ensemble l’apport de
Paul Greengrass, réalisateur du très percutant
Bloody Sunday, au sein de la franchise.
" Nous recherchions un nouveau réalisateur qui impulse une dynamique, une authenticité et une singularité tout en travaillant avec une équipe déjà présente lors du premier opus ", a précisé
Patrick Crowley. "
Je n’étais surtout pas cher ! ", allait rétorquer le principal intéressé en plaisantant.
"
La principale qualité de Paul, reprenait
Matt Damon,
est d’offrir une réalisation libératrice pour un acteur. Il utilise une caméra qui réagit. Elle suit l’action mais ne la détermine pas ".
Par la suite, on n’allait pas éviter l’incontournable comparaison avec James Bond. Le réalisateur irlandais lui, s’en est amusé. "
Cette franchise est devenue obsolète… à quoi rime un film qui met en valeur un type qui se pavane dans des voitures stupides et sirote des martinis à Monte-Carlo en compagnie de filles qui se languissent d’amour ? Selon moi, il s’agit d’un espion daté, à la différence de Jason Bourne qui incarne, quant à lui, le héros moderne ".
A la suggestion d’un potentiel futur préquel qui révélerait le passé du tueur jusqu’à ses premiers pas dans le monde de l’espionnage, le fringant acteur à l’allure juvénile s‘est dit tout à fait partant même si
The Bourne Ultimatum, dont le scénario n’est d’ailleurs pas encore écrit, constitue d’abord la prochaine étape.
Lors de sa projection en soirée au CID,
La Mort Dans La Peau a bénéficié d’un très bon accueil de la part du public. Il faut dire que la course-poursuite dans les rues de Moscou a fait forte impression aux vues des nombreuses exclamations. Toutefois, c’est l’ovation qui attendait
Matt Damon et
Paul Greengrass, encore présents à l’issue du film, chose assez rare parmi les grosses affiches pour être souligné.
Propos recueillis par Valérie Berthoule (Deauville, septembre 2004)
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