Une commande de Sylvie Pialat
Pendant toute la fabrication du film, nous avons pensé tout le temps à Sylvie et à Antoine, son fils. Notre liberté était totale. Pendant les dix semaines du montage, elle n’est non seulement jamais intervenue mais elle n’est même jamais venue. Mais nous avions peur tout court, peur tout le temps. Parce qu’il n’était pas question que ce film soit une hagiographie de
Maurice Pialat. Et il n’était pas question non plus d’insister une fois de plus sur la légende noire et balisée de l’artiste caractériel. Il fallait construire notre film sur cette voie étroite, et ce sont les films de Pialat qui ont imposé la façon dont notre documentaire s’est construit. C’est notre rencontre avec les films qui a tout déterminé, et qui nous a embarqués loin de l’hagiographie et des clichés.