Un film de
Jean-françois Stévenin, avec
Jean-paul Roussillon,
Rona Hartner,
Jean-françois Stévenin
SYNOPSIS :
Les vacances démarrent pour de bon et Robert, à cause d'une dispute avec sa femme laisse son "vieux" en robe de chambre et pantoufles au bord de l'autoroute. Le vieux atterrit dans un hospice et rencontre Gégène, un infirmier qui le surnomme Mischka et qui lui propose de s'évader.
L’AVIS DE LA REDACTION :
Stop. On aimerait pouvoir dire : cette fois, je passe mon tour. Parce que l’on n’a pas été véritablement touché, comme on sent qu’il faudrait l’être face à un tel film. Parce que
Jean-françois Stévenin est quelqu’un de trop rare et de trop vrai pour mériter un sentiment évasif. Alors ? Alors, si le film ne m’a pas emballé, ce doit être de ma faute ! Car comment critiquer MISCHKA sans avoir mauvaise conscience ? Un film auquel on ne doit sans doute rien changer.
Jean-françois Stévenin est quelqu’un de sincère et d’entier, qui se livre dans ses films sans fard, se donne au regard de la caméra tel quel, avec ses qualités et ses travers. Son personnage nous semble tellement proche, tellement réel, hanté par ses vieux démons, un personnage fait de bien et de mal, si humain en un mot. Gégène donc, l’infirmier au grand cœur, un peu fêlé, mais aussi tous ceux qui l’entourent, du grand-père abandonné à l’adolescente fugueuse, en passant par une ancienne rockeuse, cette petite bande constituée par les chemins du hasard, au gré des rencontres.
Des personnalités marquées, chacune en quête d’une fille, d’un père, d’un mari, qui se retrouvent dans un décor envahi par la beauté et la chaleur, une France filmée lentement, touches par touches, redessinée, redécouverte. On ressent les émotions, on voit la sincérité, le travail à brut, le don. Et pourtant, on ne peut s’empêcher de regretter peut-être un trop plein de sensations justement, une sorte de débordement, qui part dans tous les sens, une maîtrise qui échappe et fait parfois un peu fouillis. Ce film doit beaucoup à la réunion des acteurs, dont le naturel et la simplicité débordent de l’écran.
Salomé Stévenin est très émouvante, toute en réserve et déterminée à la fois, face à une
Rona Hartner éclatante. Du côté des hommes, le duo Mischka-Gégène, est plein de tendresse retenue, d’un véritable amour, du respect de l’autre. Un film sensible et émouvant, l’aboutissement d’un long mûrissement qu’il faut découvrir.
Sarah Beaufol
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Surround Français.
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Néerlandais et 2 autres langues Anglais pour malentendants.
Bonus :
- Séquences commentées par le clan Stévenin (J.F, Claire, Salomé...)
- Séquences commentées par Frédéric Bonnaud (Les Inrock') : Le hors-champs sonore, la nouvelle vague de l'acteur...
- Bonus surprise avec Johnny Halliday!
- Filmographie en image de J.F Stévenin
- Extraits de PASSE MONTAGNE et DOUBLE MESSIEURS
- Bande-annonce de MISCHKA
L’AVIS DE LA PRESSE :
Les Inrocks :
"Mais il n'empêche que le voyage a eu lieu, à travers une banalité soudain enchantée, on reviendra souvent à MISHKA comme vers le film dans lequel on aimerait vivre. "
Frédéric Bonnaud (article entier disponible sur le site des
Inrocks)
Libération :
" Le cinéma français nous a peu habitués à ces purs (et courts) plaisirs de contemplation."
Edouar Waintrop (article entier disponible sur le site de
Libération)
Télérama :
" C'est un cinéma physique, viscéral. On s'y apostrophe en borborygmes. Ca étreint et ça libère dans le même mouvement."
François Gorin (article entier disponible sur le site de
Télérama)
Studio :
" Dans ce cinéma déambulatoire, qui semble échapper à toute recette préétablie, Jean-françois Stévenin réussit à nous faire partager son amour inconditionnel de la nature humaine."
Christophe D'Yvoire(article entier disponible dans Studio Magasine n°175, page 27)