En l’an 2000, pour la première fois depuis la révolution mexicaine, le parti de l’opposition remporta l’élection présidentielle. L’euphorie engendrée par cette victoire aveugla la population qui ne réalisa pas que, en même temps que le parti précédemment au pouvoir se retirait, la capacité du nouveau gouvernement à maintenir l’ordre politique et social s’évanouissait et laissait place à la corruption. Une nouvelle force grandissait. Une force qui concluait des pactes entre officiels du gouvernement et barons de la drogue afin de garantir la circulation des stupéfiants, un business qui génère de 15 à 40 milliards de dollars chaque année.