Le long-métrage MISTER CASH part d'une bonne idée de scénario. Une histoire vraie sur l'incroyable destin d'un banquier qui a détourné une somme importante pour assouvir sa passion dévorante du jeu… Le film se partage donc entre la vie de cet homme introverti, Dan Mahowny, poli mais sans présence, le banquier qui réussit à étonner ses patrons et le joueur chronique des tables du casino.
Au final, le spectateur ne retient que le jeu de Philippe Seymour Hoffman. Il incarne avec beaucoup de justesse et d'égalité, le paradoxe de son personnage : Dan Mahowny. Et c'est seulement l'acteur qui retient par sa seule présence, la trame du long-métrage. Pas d'étincelles donc pour MISTER CASH, peu de rebondissements ou des rebondissements convenus… Et une impression d'inachevé. C'est dommage, car ce petit film indépendant aurait pu se distinguer de ses compères hollywoodiens par un traitement plus décalé de l'ambiance casino, de la dépendance et de la ruine que le jeu peut créer chez certains.
MISTER CASH est finalement beaucoup trop lisse pour les idées et l'histoire qu'il véhicule.
Sohini Gogel