Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

Moi qui ai servi le roi d'Angleterre
Une comédie légère et savoureuse sur des sujets sérieux
Titre original : OBSLUHOVAL JSEM ANGLICKéHO KRáLE (République Tchèque)
Genre : Comedie Romantique - Duree : 2H0 mn
Distributeur : CTV International
Sortie en salles le 07 Mai 2008
Année de production : 2007
Inspiré de l'oeuvre de Bohumil Hrabal du même nom

Résumé du film Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

Prague. Jan Dite quitte, tant bien que mal, la prison dans laquelle il a purgé une peine de près de quinze ans. Alors qu'il s'installe dans un ancien village allemand abandonné dont les habitants ont été chassés après la Seconde Guerre mondiale, il se souvient de sa jeunesse et de sa grande ambition d'alors : devenir millionnaire.

4 vidéos : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

Galerie Photos : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d
    • Moi qui ai servi le roi d

Les avis sur le film Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

 
 

    Notre critique : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

      Une comédie légère et savoureuse sur des sujets sérieux

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Après près de quinze ans d’enfermement, Jan Dite sort de la maison de redressement de Prague. Sourire mesuré, œil contemplatif et légèrement ébloui par la lumière extérieure, il exprime un bonheur tout dissimulé à recouvrer la liberté.

      Il se retire dans la montagne, là où les Allemands ont été expulsés après la Seconde Guerre mondiale et s’installe dans un ancien bistrot, désaffecté et complètement délabré. Fi de cette désolation ambiante, Jan garde le sourire car, comme il le dit : « Ma chance, c’est d’avoir sans cesse été poursuivi par la malchance. Ce lieu lui rappelle alors sa jeunesse. Flashbacks introspectifs et nostalgiques.

      Ses débuts comme barman, puis son activité de vendeur de saucisses, ses expériences avec les filles de joie et son ascension sociale au sein des grands hôtels praguois… Jiri Menzel, le réalisateur, nous laisse voguer dans un joli conte lyrique. Et, même si le film traite souvent de sujets sérieux (occupation allemande, eugénisme, xénophobie…), il nous les présente avec une telle légèreté et une bonne humeur si savoureuse que l’on en sourit.

      Devenir millionnaire. C’est le désir du jeune et petit – c’est le moins qu’on puisse dire – Jan Dite, dit « l’enfant ». Et, quand on est pas plus haut que trois pommes, difficile de se faire entendre mais malgré les coups dans la « gueule », les intimidations, les moqueries… Jan avance, avance… bien déterminé. Son but : avoir les poches pleines de billets pour pouvoir les semer au sol et observer avec perversion et amusement d’enfant les gens se chamailler au sol pour les récupérer. Comme ils le font pour quelques misérables sous. Car Jan peut aussi être traître, vil, opportuniste, limite « tête à claques »… Mais, au fond, on lui pardonne car il est jeune et innocent. Plus tard, il goûtera à la sagesse…

      On apprécie justement le jeu d’Ivan Barnev (Jeune Jan Dite), toujours juste dans l’émotion, la sensibilité, le romantisme et l’humour qui caractérisent son personnage. On y trouverait presque des ressemblances avec Chaplin par sa gestuelle et son regard. Pas anodin, tant Jiri Menzel apprécie le Charlot… D’ailleurs, le passage en tableaux, version vieux film muet nous rappelle son amour pour les débuts du cinéma. Une touche bien rafraîchissante de burlesque. Tout autant que sa manière d’exalter la sensualité et la beauté féminines, et ce sans vulgarité.

      Au final, on retiendra qu’il s’agit d’un film réussi, magnifié par une douceur poétique et une profondeur sentimentale intactes, et avec la morale en fil conducteur.
      Fabrice Daboudet

    Critiques : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre 3 étoiles

    • VSD
      VSD

      " Un joyau fidèle au roman de Bohumil Hrabal. "
      F.J. (article entier disponible dans VSD n°1602, page 64)
    • Le Point
      Le Point

      " Une leçon absurde et drôle sur la vanité de l’homme souffleté par l’Histoire. "
      F-G. L. (article entier disponible dans Le Point n°1862, page 140)
    • Ouest France
      Ouest France

      " Une diversité de regards et d’approches qui entretiennent un trouble dérangeant, au-delà d’un rire souvent grinçant. "
      (article entier disponible dans Ouest France du 07/05/08)
    • Brazil
      Brazil

      " C’est un cinéma de facture classique mais très efficace, en dehors de tous clichés ou codes hollywoodiens. "
      Tony Grieco (article entier disponible dans Brazil n°7, page 19.)
    • Elle
      Elle

      " C’est brillant, enlevé : il faut y aller ! "
      F.D. (article entier disponible dans Elle n°3253, page 64)

    Une consécration dans son pays

    Moi qui ai servi le Roi d’Angleterre est sorti en janvier 2007 en Tchéquie et a rencontré très rapidement un grand succès critique et public. Le film a attiré près de 400 000 spectateurs en quelques semaines, juste après sa sortie nationale.

    Le film a été choisi par l'Académie tchèque de la télévision et du cinéma pour aller concourir à Hollywood pour l'Oscar du meilleur film étranger. Moi qui ai servi le Roi d’Angleterre a été récompensé de quatre "Lions d’Or" lors de la cérémonie tchèque du même nom, dont celui du meilleur film.

    Derrière la caméra : Jirí Menzel

    Jirí Menzel, l’un des plus grands réalisateurs tchèques, tombe amoureux des films de Charlie Chaplin, René Clair et Jean Renoir, alors qu’il est enfant. Il décide de commencer par suivre des études de théâtre et, après avoir échoué à l’entrée à la faculté d’art dramatique, il obtient une place à la FAMU, l’Académie du film de Prague.

    Focus sur Bohumil Hrabal, l'auteur du livre Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, par Jiri Menzel

    Bohumil Hrabal est sans nul doute l’un des plus grands écrivains européens contemporains, mais pour moi, son œuvre s’inscrit pleinement dans la tradition littéraire tchèque.

    Dans les années 60, toute ma génération a été fascinée par la vision du monde de Bohumil Hrabal et sa façon de jouer avec cette vision. Pour témoigner de leur admiration, sept réalisateurs un peu plus âgés et moi nous sommes associés pour faire Petites perles au fond de l’eau, un film adapté de plusieurs de ses nouvelles. J’étais alors au tout début de ma carrière mais, sans doute grâce au succès de mon court-métrage, La Mort de Monsieur Balthazar, j’ai eu la chance de me trouver aux côtés de ces metteurs en scène remarquables, et de faire le film inspiré de la nouvelle Trains étroitement surveillés. Pendant le tournage, Monsieur Hrabal et moi sommes devenus amis et nous avons continué à travailler ensemble sur d’autres adaptations cinématographiques de ses livres. Après Trains étroitement surveillés qui, entre autres récompenses, a remporté l’Oscar du meilleur film étranger en 1968, nous avons travaillé sur l’adaptation de plusieurs histoires tirées de Vends maison où je ne veux plus vivre. C’était pendant le Printemps de Prague. Pendant l’été 1969, nous avons réussi à terminer Alouettes, le fil à la patte, basé sur une autre histoire de Bohumil Hrabal, mais le film a été immédiatement interdit. Il est finalement sorti en salles vingt ans plus tard, en novembre 1989 et a reçu un Ours d’or à Berlin en février 1990.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles
    Le Point 4 étoiles
    VSD 4 étoiles
    Paris Match 3 étoiles
    Le Nouvel Observateur 3 étoiles
    L'express 3 étoiles
    Le Figaro 3 étoiles
    20 Minutes 3 étoiles
    Elle 3 étoiles
    Brazil 3 étoiles
    Ouest France 3 étoiles
    Les Cahiers du cinéma 2 étoiles
    Positif 2 étoiles
    Libération 2 étoiles
    Le Journal du Dimanche 2 étoiles
    CinéLive 2 étoiles
    Télérama 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    17 avis 4 étoiles
    25 avis 3 étoiles
    23 avis 2 étoiles
    12 avis 1 étoiles

    Casting : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
    Scenariste
      Acteurs
    Le Jeune Jan Díte
    Liza
    Skrivanek
    Le Vieux Jan Dite
    L'Homme De Marketing
    Le Patient Karel
    Le Patron De L'Hotêl
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • 1ère semaine IDF : 1 886 entrées
    • Cumul IDF : 5 001 entrées

    • 1ère semaine France : 2 077 entrées
    • Cumul France : 2 077 entrées