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Mon Cher Ennemi

Un film de avec , , , ...
Titre original : HOW HARRY BECAME A TREE (Grande-Bretagne)
Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1h50 mn
Distributeur : Swift
Sortie en salles le 10 Juillet 2002
Année de production : 2001
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.86/5(70 notes)

Résumé du film Mon Cher Ennemi

En Irlande en 1924, Harry vit seul avec son fils Gus après le décès de sa femme dans une maison qui tombe en ruine. Gus vit mal son tête-à-tête avec son père. Ce dernier en permanence de mauvaise humeur est convaincu que l'importance d'un homme se mesure d'après l'importanec de ses ennemis. Pour prouver cette remarque, Harry décide de se confronter à George, l'homme le plus puissant de son village, Skillet.

Bande annonce

Les avis sur le film Mon Cher Ennemi

 

    Notre critique : Mon Cher Ennemi

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema
      0 étoile
      Mon cher ennemi est un film très lyrique qui se passe en Irlande, mais qui par son histoire réaliste et si banale finalement, aurait pu se situer n'importe où ailleurs. Inspiré par un conte chinois, le film en garde toute la poésie et la fin symbolique. L'humour parsème l'œuvre en l'effleurant légèrement, donnant à cette fiction son côté doux-amer. Des moments très intenses oscillent avec d'autres plus tragiques, mais sans jamais peser sur le déroulement de l'action.

      Le personnage d'Harry, veuf désespéré, provoque l'antipathie du public pour ensuite la transformé en empathie. Il a choisi pour se consoler de la mort de deux êtres chers, de pencher vers la haine car l'amour n'a plus suffit à faire son bonheur. L'emprise qu'il exerce sur son propre fils le poussera à se servir de lui pour assouvir une vengeance imaginaire face à l'ennemi qu'il s'est choisit. Entre fureur, actes pathétiques, et profonde humanité le personnage finira par incarner ce à quoi il ressemble le plus, un grand arbre solide et isolé de tous : une métaphore de sa destinée après le départ du seul être qui lui restait encore attaché, son fils.

      Le film de Goran Paskaljevic ne ressemble en rien aux autres films "sociaux" sur l'Irlande des années 1920. Pas de misérabilisme ou de lutte pour survivre, mais juste un cadre pour mettre en place la vie ordinaire de personnages somme toute communs et attachants. Mais cet univers sert surtout de prétexte à l'étude simple de nombreux thèmes comme la sexualité, les relations filiales ou tout simplement le désespoir profond d'un homme poussé peu à peu vers la folie. Une belle réussite donc toute en retenue et en finesse.

    Notes de Prod.

    Notes de production

    L'idée
    C'est Vladimir Paskaljevic, fils du réalisateur qui a trouvé dans un recueil de nouvelles chinoises l'idée de base du film immédiatement partagée par son père : l'histoire d'un homme désabusé et solitaire qui, ne croyant plus à l'amour décide de croire à la haine et considère que l'on juge la valeur d'un homme à ses ennemis.