Un film de
José Giovanni, avec Bruno Cremer, Vincent Lecoeur,
Rufus, Michelle Goddet
SYNOPSIS :
Joe, le père, joue au poker. Emilie, la mère, cherche un système à la roulette. Barthy, le fils aîné, évadé d'une prison, vient de se faire abattre. Manu, le plus jeune, est condamné à mort dans la même dérive de gangstérisme. Laetitia, la petite dernière, rêve d'être comédienne.
Cette étrange famille vogue dans la tempête. Leurs coups de gueule masquent le plus souvent leur amour d'écorchés vifs. Et voilà que leur lutte contre la montre, les quelques jours qui les séparent de l'ultime recours en grâce décidant de la vie ou de la mort du dernier fils, va révéler le courage du père. Ce joueur irresponsable de naissance, se lance dans un combat pour apporter dans le dossier des éléments nouveaux qui jetteront sur son fils un autre éclairage.
Au travers de cette action, le père défend une formidable dimension romantique. Au tréfond de lui, une bête le ronge: il se sait méprisé par son fils pour ses faiblesses passées. L'occasion serait belle de tirer profit du sauvetage dont il sera l'auteur. Mais il se taira, humblement, et son silence entretiendra un terrible malentendu entre lui et son enfant. Pourquoi ce père cache-t-il toujours son cœur dans des jardins introuvables ?... Il l'ignore sans doute lui-même.
Alors, ce fils arraché à la mort, ce fils qui deviendra un romancier et un cinéaste connu, découvrira-t-il enfin son père sublime pour lui dire qu'il n'a jamais aimé que lui?
LE DVD :
Interactivité :
Le commentaire audio de
José Giovanni
- Des interviews de
José Giovanni et
Bertrand Tavernier
- Les films annonces
- Une galerie de photos
- Musiques et chants corses
- Les filmographies des acteurs et du réalisateur
Format : 1.33:1
Versions sonores : Français en Dolby Digital 4.0.
NOTES DU REALISATEUR :
" Dans la vie d’un homme, il existe souvent une dette impayable. J’ai cru avoir réglé les miennes envers la société à coups d’années de prison. Mais la souffrance causée à mon père, le mépris dans lequel je l’ai maintenu sommeillaient en moi pour se réveiller comme un rongeur, à l’hiver de ma vie.
J’ai alors tenté, d’abord dans un livre et ensuite dans ce film, de jeter mes remords et de le sublimer.
Ce père, que j’ai ressuscité dans son grand manteau d’amour et de faiblesse, je souhaite que vous ne regardiez que lui. Ne vous apitoyez pas sur mes chaînes de l’époque. Regardez cet homme magnifique qui cachait son cœur dans les jardins introuvables et qui m’a laissé ce testament :
" Quoi qu’un enfant fasse contre toi, quoi qu’il fasse contre la société, tu n’abandonnes jamais ton enfant. "
José Giovanni
FICHE ARTISTIQUE :
Joe : Bruno Cremer
Manu : Vincent Lecoeur
Grinval :
Rufus
Émilie : Michelle Goddet
Maître Hecquet : Nicolas Abraham
FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur :
José Giovanni
Image : Alain Choquart
Création des décors : Roland Deville
Scripte :
Zoé Zurstrassen
Création des costumes :
Jacqueline Bouchard
L’AVIS DE LA PRESSE :
Ciné Live :
"Sur un mode binaire (d'un côté le fils en prison, de l'autre le père qui se démène entre le bistrot faisant face à la Santé et les différences instances), MON PERE trouve certainement un ton, austère, digne et pudique, mais pas vraiment de rythme.
À trop vouloir éviter le pathos, Giovanni en oublie d'incarner ses personnages. Du coup, l'émotion, forcée, tourne parfois à vide. On n'approche que très rarement le cœur de ce père en sacrifice, homme que l'on devine idéalisé, réinventé. Mais la sincérité évidente qui baigne ce film certes suranné et un peu raide sait souvent en faire oublier les défauts."
Grégory Alexandre (Article entier disponible dans Ciné Live N°45 p.51)
Chronic’art:
"La vision du film procure ainsi la désagréable sensation que, hormis pour celui qui tient le rôle du héros, les acteurs ne bénéficient d'aucun espace de liberté pour s'exprimer et ont, dès lors, tous l'air de jouer faux.
C'est qu'en bon héritier de la qualité française, José Giovanni, plus écrivain que metteur en scène, ne conçoit le cinéma que comme un instrument de glorification personnelle. Résultat : un film complètement bancal, coupé en deux. D’un côté, les scènes avec Joe (Bruno Cremer, mais qu’est-ce qu’il est venu faire là ?), sorte de scénario filmé où les acteurs s’apparentent à des machines-à-dire-les-dialogues (les mauvais dialogues). De l’autre, les scènes avec le fils, les seules à être vraiment opératoires mais aussi les plus complaisantes."
Dimitri Larcher(Article entier disponible sur le site de
Chronic’art)
Télérama :
" Cela fait de Mon père une rencontre assez libre entre fiction classique et confession. Les regards se mêlent, et le résultat est souvent étonnant. Manu juge durement son père, ignorant ce qu'il fait pour lui, et José Giovanni montre cette indifférence accusatrice dans les yeux du garçon qu'il était. Mais quand il filme le père, interprété par Bruno Cremer, c'est au contraire avec émotion et admiration : le regard d'aujourd'hui corrige celui d'hier. Tout le film est porté par cette illusion assez poignante : pouvoir revenir sur le passé et réparer ses erreurs, dire à ce père mal-aimé qu'il est, pour toujours, le plus aimé de tous."
Frédéric Strauss (Article entier disponible sur le site de
Télérama)