Un film de
Valérie Guignabodet, avec
Marianne Denicourt et
Albert Dupontel.
SYNOPSIS
Alex, un homme d'une quarantaine d'années, a tout pour être heureux : une femme, un bon boulot. Pourtant, il sombre peu à peu dans la depression.
Un jour il fait la rencontre de Monique. Cette dernière va bouleverser sa vie et devenir sa maitresse. Seul petit problème Monique est une poupée gonflable, ou plutôt moulée...
L’AVIS DE LA REDACTION :
L’idée de départ pourrait être intéressante. Montrer les problèmes de couples liés à la sexualité à travers l’arrivée dans la vie de Claire et d’Alex de Monique, une poupée gonflée… pardon moulée. A priori, ça pourrait être un sujet drôle, et plutôt intéressant à exploiter au cinéma.
Mais il n’en est rien. Pour son premier long-métrage,
Valérie Guignabodet (auteur de la série
"Avocats et Associés") peine à nous décrocher quelques sourires. Son scénario tient difficilement la route. Il ne se passe rien. Le spectateur a beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, et s’ennuie très vite de voir Alex (Dupontel) faire "joujou" avec sa poupée.
Mais, Monique n’est en fait qu’un prétexte pour la réalisatrice à une exploration du couple et de ses problèmes. Et sur ce point, le film est percutant.
Valérie Guignabodet a su trouver les mots et les situations qui peuvent nous interpeller. Elle invite ainsi le spectateur à se poser des questions sur sa propre vie de couple : Et si une Monique bis faisait une apparition chez moi, que se passerait-il ? Du coup, quelques séquences se détachent du reste du film. Ainsi, on retiendra l’excellente scène avec Claire et ses deux copines, se demandant ce qu’elle a fait, ou plutôt ce qu’elle n’a pas fait pour en être arrivé là.
MONIQUE est donc un film en demi-teinte, avec d’un côté une vision réaliste et percutante des problèmes de couple ; mais de l’autre une histoire dans laquelle on peine à entrer, dont il découle rapidement un ennui profond.
Amélie Chauvet
NOTES DE L’EQUIPE DU FILM :
L’idée de Monique
"Cela faisait longtemps que je tournais autour de ce sujet du couple, de la pérennité de l’amour dans le couple, de la difficulté à faire durer le désir et l’enthousiasme à travers les années, quand la vie n’est plus tendue que par le fil mou du quotidien, avec sa chape de confort, de petits compromis et de silences. C’est une préoccupation à la fois très personnelle et très courante ! Tous les couples finissent par connaître ce problème-là, tous cherchent des solutions, avec plus ou moins de bonheur…
Depuis plusieurs années, j’avais donc accumulé des notes, des observations, des bouts de dialogues, mais sans trouver la forme qui me convenait. J’avais envie de traiter de l’ennui dans le quotidien, de la perte du désir, mais de façon explosive, jubilatoire. J’avais le fond pas il manquait le moule dans lequel le verser…
Et puis, un matin, en lisant mon journal, à peine réveillée, je tombe sur la photo d’une fille incroyablement sexy, une bombe. L’article m’apprend que c’est une poupée en silicone moulée, à usage sexuel.
J’ai aussitôt compris que j’avais trouvé mon sujet !"
Valérie Guignabodet
Qu’est-ce qui vous a séduit dans MONIQUE ?
"Tout d’abord l’originalité du concept. Je le trouvais vraiment très pertinent, et c’est une bonne idée de comédie – c’est-à-dire enracinée dans des choses vraies et tragique ! Mais je venais juste de jouer dans un autre film, et je redoute toujours de faire l’acteur, c’est pourquoi j’ai hésité. Mais finalement, je me suis décidé à jouer Alex, car l’idée me plaisait beaucoup."
Albert Dupontel
Pourquoi avez-vous accepté le rôle de Claire ?
"En lisant le scénario de MONIQUE, j’ai trouvé qu’il y avait de très jolies scènes qui démontraient avec humour et intelligence les rapports amoureux. Et puis, écrire avec autant de légèreté sur des choses finalement assez noires, les difficultés des hommes et des femmes à vivre ensemble, à s’aimer, à communiquer – la solitude, la pauvreté (parfois) des rapports humains – cela m’a vraiment séduite.
Mais ce qui m’a surtout décidée, c’est la rencontre avec Valérie Guignabodet, son audace, son regard intrigué et amusé sur ces poupées. Valérie n’a pas boudé son plaisir, elle n’a pas eu peur de l’aspect fantaisiste qu’elle a donné à son film. Et elle nous a offert des cènes formidablement amusantes à jouer."
Marianne Denicourt.
FICHE ARTISTIQUE :
Alex :
Albert Dupontel
Claire :
Marianne Denicourt
Marc :
Philippe Uchan
Sophie :
Marina Tomé
Gabrielle : Sophie Mounicot
Jeff :
Gilles Gaston-dreyfus
Séverine :
Margot Abascal
Paul :
Dominic Gould
Le vieux photographe : Jean-Pierre Bernard
L’infirmier :
Augustin Legrand
FICHE TECHNIQUE :
Réalisation :
Valérie Guignabodet
Scénario, adaptation et dialogues :
Valérie Guignabodet
Directeur de la photographie : Jean-Claude Larrieu
Décors : Mathieu Menut
Costumes : Fabienne Katany
Son :
Jean Minondo et
Thierry Delor
Montage : Monica Coleman
Assistant réalisateur : Jean-Christophe Delpias
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
" Monique tient plus de la discussion de comptoir que de la réflexion pertinente sur le malaise sexuel de son héros. Comme si elle n’en avait pas déjà assez fait, la cinéaste clôt son film d’une manière douteuse qui laisse quelque peu pantois : pour reconquérir son mari, la femme d’Alex se transforme en clone de Monique c’est à dire en bimbo pétasse avec lèvres gonflées et jupe ras la touffe. Un final qu’appréciera sûrement la gent féminine."
Elysabeth François (article entier disponible sur le site de
Chronic’art)
Studio Magazine :
"Un film intrigant, audacieux, à la fois acide et séduisant, amusant et pertinent…Aussi troublant par le plaisir qu'il procure que par les interrogations qu'il laisse en suspens… Ne seait-ce pas donc la femme qui serait l'avenir de l'homme, mais la poupée ?"
J.P Lavoignat (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 20)
Première :
"L'ensemble demeure plus au dessus de la moyenne qu'au dessous de la ceinture. Ne serait-ce que par le casting en tête duquel la mal coiffée mais bien sentie Marianne Denicourt et le toujours impec Albert Dupontel, acteur tout terrain et toute matière puisque aussi drôlement expressif devant une poupée moulée qu'il l'était devant le Mac du CREATEUR."
Christophe Carrière (article entier disponible dans
Première n°306, page47.)