Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violent tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.
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Les avis sur le film Moonrise Kingdom
Critiques : Moonrise Kingdom
Elle
" On ressent le plaisir de Bruce Willis, d'Edward Norton et de Frances Mcdormand, qui se réjouissent d'interpréter cette partition écrite avec beaucoup de goût et d'élégance (...) "
Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3463, page 51)
Première
" Tout est en place, sous contrôle, c'est le cinéma d'un marionnettiste doublé d'un ventriloque (...). "
C.N. (article entier disponible dans Première n°423, page 34.)
Studio Ciné Live
" Wes Anderson trace son sillon absurde mais oublie l'émotion. "
Sophie Benamon (article entier disponible dans Studio CinéLive n°38, page 30)
Metro
" On craint le redite, le déjà vu, avant que le jeune couple n'embrase la pellicule d'une manière inédite. (…) On savoure. "
Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 16/05/2012)
20 Minutes
" Moonrise Kingdom est un film en forme d'arc-en-ciel. On s'y amuse beaucoup, mais une vraie tristesse pointe parfois son nez devant les aventures de ces deux gamins incompris. "
(article entier disponible dans 20 Minutes du 16/05/2012)
" Un film qui, du piège de la surstylisation, trouve une époustouflante échappatoire dans le style même, toujours plus de style. "
Julien Gester (article entier disponible dans Libération du 15/05/2012)
Télérama
" Fuir la tristesse et l'ennui des adultes, partir à la poursuite du tête-à-tête magique, sur fond de météo menaçante : comme conteur, Wes Anderson ne cesse de s'affûter. "
Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3253, page 74 ou sur le site Télérama)
Les Cahiers du cinéma
" Si l'errance magique des deux amoureux dans une lumière bucolique de fin d'été offre un des sommets de l'oeuvre de l'auteur, c'est que l'esprit d'aventure qui courait dans ses films précédents semble brusquement se libérer. "
Vincent Malausa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°678, page 25)
Le Parisien
" Au secours ! Heureusement que Bruce Willis dans la peau d'un flic triste est, lui, très convaincant. "
A.G. (article entier disponible dans Le Parisien du 17 mai 2012)
Les Fiches du Cinéma
" (…) la créativité d'Anderson reste constante. "
Nom et prénom du journaliste (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
Choisir deux jeunes acteurs n’ayant que peu ou pas d’expérience pour interpréter les deux rôles clés aurait pu se révéler risqué, mais cela n’a pas arrêté Wes Anderson qui les a choisis après un long processus de casting. Jared Gilman a passé une première audition puis a été rappelé trois fois en six mois. Il se souvient : «Un soir, après l’école, j’ai demandé à ma mère si elle avait des nouvelles. Elle ne m’a pas répondu tout de suite, elle a appelé mon père, et il a pris son temps pour ménager le suspense... Quand il m’a enfin dit que j’avais le rôle, j’ai crié, j’ai ri et j’ai pleuré. Ça a probablement été le plus beau jour de ma vie !»
Jeremy Dawson, producteur : «L’histoire de Moonrise Kingdom est universelle et parle à chacun d’entre nous parce que c’est celle d’un premier amour et d’un été magique. Elle parle d’un jeune garçon et d’une jeune fille qui s’enfuient pour être ensemble. Dans ce film, il y a de la douceur, du charme et de l’humour. Le titre fait référence à la baie où s’enfuient les deux enfants. Sur la carte, le nom technique est Goulet de marée au mile 3.25... mais pour eux c’est un lieu secret et magique qu’ils baptisent Moonrise Kingdom.»
Pour tourner leur film, l’équipe a choisi le Rhode Island et ses multiples possibilités, après ce que Jeremy Dawson qualifie de «repérage Google». Le chef décorateur Adam Stockhausen : «Le processus de repérage a été inhabituel. Wes, Jeremy, la coproductrice Molly Cooper et moi-même étions à New York et cherchions des informations sur des îles.»
Les recherches pour les décors comme pour les costumes ont commencé par rassembler une importante collection de photographies. Le directeur artistique Gerald Sullivan : «La tâche la plus importante pour le département décoration a été de faire des recherches sur l’architecture de l’époque et de la région, ce qui veut dire à la fois les intérieurs et les extérieurs. Nous avons donc étudié les maisons sur les îles, les phares, les mai- sons à bardeaux - tout cela en constante collaboration avec Wes, qui avait ras- semblé un tas de photos pour que nous les utilisions dans nos créations.» L’ensemblière Kris Moran, qui avait travaillé pour la première fois avec le réalisateur comme accessoiriste de plateau sur La Famille Tenenbaum, déclare : «Wes veille au moindre détail. Nous avons fait le tour des boutiques d’antiquités et avons emprunté des objets à des membres de l’équipe et aux gens qu’on rencontrait. Si Wes avait repéré quelque chose qu’il aimait sur le porche d’une maison en se promenant, nous partions à la recherche de cet objet. Quand je meublais un décor, c’était souvent avec des objets qui n’étaient pas nécessairement emblématiques de l’époque, mais étaient intéressants pour étoffer le profil et le passé des personnages. Ce film a une esthétique un peu différente de celle des autres films de Wes. C’est un peu plus rustique, un peu plus accueillant et confortable.»
La chef costumière Kasia Walicka Maimone : «Pour les costumes, notre point de départ a été la recherche visuelle. Wes s’était beaucoup documenté. Nous avons étudié une multitude de photographies, essentiellement dans des livres, à la recherche d’indices et d’éléments pour enrichir et développer les personnages.»