Comment êtes-vous passé de l’autobiographie de Howard Marks, un livre très touffu, au scénario?
C’était un scénario difficile à écrire car les péripéties racontées dans le livre sont nombreuses. Mais il est rapidement devenu évident que l’histoire d’Howard ne se réduit pas au seul trafic de drogue, elle met l’accent sur les effets de ce trafic sur sa vie personnelle. Tout se passe bien jusqu’à un certain point. Puis les choses se compliquent, les difficultés s’accumulent, et Howard est trop impliqué pour le comprendre. C’est une histoire universelle. Le film ne porte pas de jugement sur les actes d’Howard. Il montre l’absurdité du caractère illégal du haschich, et ses conséquences sur la création d’une économie parallèle qui nourrit le terrorisme et le crime. Au fil du temps, les hommes politiques ont confondu les questions de la législation et de l’addiction, qui sont très différentes. L’interdiction de fumer du hasch est un échec dans le monde entier. Mais le film traite aussi de la vie personnelle d’Howard. Une fois que j’ai cerné ces deux enjeux, il était simple de structurer le scénario.