Une série de thèmes déprimants pour un film qui ne l’est pourtant pas car porté par un humour et une foi en l’être humain désarmants. Décidemment,
Ken Loach n’en démord pas : la vie, la vraie, la plus intéressante et, paradoxalement, la plus belle, est chez les prolétaires. Qu’ils soient broyés par un système qui les exclut, repoussés dos au mur parce qu’ils n’ont pas/plus le choix ; qu’ils plongent dans la violence urbaine, aspirés par cette dernière, qu’ils soient frustrés, drogués, éjectés ou déclassés de la vie, ils demeurent des héros au sens presque mythologique du terme. Parfois considéré comme un film noir,
My Name is Joe est aussi et surtout une histoire d’amour et une tentative de sauvetage spirituel qui force le respect.
Parce qu’il n’y a pas de petites gens… mais de grandes espérances.
Eléonore Guerra