Qu’est ce qui vous a poussé à accepter de faire ce film ?
Avant tout, j’ai beaucoup aimé le scénario qu’un maître de la comédie comme
Furio Scarpelli, avec son fils Giacomo et
Francesco Bruni, a tiré du roman éponyme d’Ernesto Ferrero. Mais un scénario solide a toujours besoin d’un réalisateur qui sache le faire vivre et je me suis sentie en de bonnes mains avec
Paolo Virzi, un auteur de grand talent que j’estime beaucoup, parmi les meilleurs du moment en Italie. Nous nous étions rencontrés par le passé pour un projet qui ne s’est finalement pas réalisé et nous nous étions promis de travailler ensemble très vite : je savais que Paolo avait le sens de la comédie et combien il est sensible et délicat dans l’usage de l’ironie, mais j’ai découvert qu’il pourrait aussi très bien être comédien car il s’avère être un maître en récitation. Il aime les acteurs et les respecte toujours. En général je choisis de tourner un film si le scénario et le réalisateur me plaisent, je souhaite uniquement travailler avec des gens que j’estime, avec les personnes que j’aime humainement avec lesquelles il est facile d’interagir véritablement sur le plateau. Faire un film est très fatigant, tu te réveilles à 5h00 du matin et dois donner le meilleur de toi-même, et à ce point de ma vie, ça ne m’intéresse plus de perdre du temps avec des gens ennuyeux qui pointent paresseusement chaque matin. Depuis que ma fille est née, je considère davantage que le temps que je dédie à mon travail est du temps que je lui enlève : il faut que cela en vaille véritablement la peine, Virzi pour ainsi dire s’est révélé à moi comme une très belle personne avec qui j’ai eu envie de partager quelque chose.